Chaque année, une semaine nationale de prévention du suicide est organisée. L’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) organise plusieurs événements et campagnes de sensibilisation. Localement, des personnes se sont aussi mobilisées pour la cause.

Campagne de tatouage du point-virgule avec Julie Orphanos. (Photo Nicola Di Narzo)

Alexandra Loiselle-Goulet est bien familière avec la cause. Auteure d’un blogue « La fille est son anxiété », elle témoigne volontairement de ses déboires avec la santé mentale et les défis et exigences de rester en vie. Elle témoigne au quotidien de ce qui l’anime, de comment elle réussit à s’en sortir et non plus à survivre, mais à vivre.

Cette année, elle voulait s’associer à un autre pilier de la cause au Québec, Julie Orphanos, tatoueuse professionnelle, afin d’organiser un événement au Tournant de Salaberry-de-Valleyfield. Julie a elle aussi sa propre expérience. Jadis infirmière, elle a connu des périodes difficiles et a vécu une dépression majeure. C’est d’ailleurs lors de cette période de sa vie qu’elle rencontre une jeune fille qui deviendra son amie et qui plus tard se suicidera en novembre 2017.

Désormais, sortie de sa dépression, elle décide en novembre 2018 de s’associer à une campagne existante aux États-Unis du point-virgule en organisant des sessions de tatouage du point-virgule afin de sensibiliser à la cause.

Le point-virgule symbolise cette ponctuation dans une phrase qui permet de continuer une phrase autrement. La décision aurait pu être celle de mettre un simple point, mais le point-virgule assure une continuité.

Statistiques

À ce jour, Julie a réalisé plus de 1020 tatouages du point-virgule et elle a remis 12 399 $ à différents organismes qui œuvrent dans la prévention du suicide. De cette somme, elle a remis 1 314,55 $ au Tournant lors de la dernière campagne.

Selon la plus récente étude, le Québec a connu une baisse de 100 décès par suicide entre 2015 et 2016. Cela démontre l’impact positif des mesures mises en place au fil des ans par l’AQPS. Malgré tout, avec 1 046 cas en 2016 et autant de familles endeuillées, il faut continuer à agir et surtout, à en parler, car cet enjeu touche tout le monde, de près ou de loin.

Nicola Di Narzo

Nicola Di Narzo

Journaliste

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