À court terme, pas d’inondations prévues | VIVA MÉDIA Skip to main content

Après avoir connu les inondations de 2017, plusieurs citoyens de Vaudreuil-Soulanges demeurent sur le qui-vive. Les autorités surveillent avec attention la fonte des neiges et les précipitations pour essayer de prévoir et d’éviter le pire. Mais quel est l’état actuel de la situation? Il semblerait que bien qu’il faille surveiller la situation, elle ne serait pas dramatique.

Le Centre des Opérations Gouvernementales (COG) pour la sécurité publique surveille avec attention la situation dans la région. Pour l’instant, bien que conscients des possibles changements, ils ne croient pas nécessaire de se préoccuper.

Une situation à surveiller

Les niveaux d’eau sont actuellement identiques aux années passées. Cette affirmation peut sembler contradictoire, mais les niveaux à pareille date n’étaient pas préoccupants. Les risques d’inondations apparaissent habituellement de façon prononcée lorsque deux facteurs s’unissent : une hausse drastique des températures et une augmentation des précipitations.

La hausse drastique des températures peut accélérer la fonte des neiges et ainsi augmenter rapidement le niveau des eaux. Ce facteur à lui seul ne serait préoccuper les autorités puisqu’il pourrait facilement être contrôlé. Si, toutefois, ce phénomène était accompagné de pluie ou de précipitations abondantes, la situation pourrait rapidement se compliquer. Bien que des températures plus clémentes et des précipitations sont attendues dans les prochains jours, il semblerait qu’il n’y ait encore là aucune source de préoccupation. Le COG admet toutefois qu’il est difficile de prévoir à long terme comment évoluera la situation. Ce qui aide la situation, en ce moment, ce sont les températures froides durant la nuit qui ralentisse la fonte des neiges et le ruissellement.

L’eau dans la région

Dans la région, les plus petits cours d’eau semblent davantage problématiques lors de la fonte des neiges. Parmi ceux-ci, il est possible de penser à la rivière Beaudette, la rivière Delisle et la rivière Rouge. Ces derniers peuvent présenter des mouvements de glaces et provoquer de l’accumulation d’eau sur les chaussés, mais rien de majeur. C’est le cas, par exemple, de la rivière Delisle à Coteau-du-Lac. Selon des informations obtenues par VIVA média, la rivière serait possiblement appelée à sortir de son nid dans les prochains jours. La sécurité publique garde à l’œil l’évolution de la fonte des glaces et la MRC a même fait percer 3000 trous sur la rivière Delisle afin d’éviter que les morceaux de glace qui se détachent soient trop massifs et qu’ils puissent empêcher à la rivière de couler normalement.

Les grandes étendues dans la région sont actuellement sous contrôle. Le lac Saint-François st contrôlé par le barrage du lac Ontario et ne présente pas de danger quant à son niveau d’eau. Le lac des Deux-Montagnes provient de la rivière des Outaouais (Abitibi et nord de l’Ontario) et se déverse ensuite dans la rivière des Mille-Îles et la rivière des Prairies. Il est contrôlé par les barrages d’Hydro-Québec et ne présente pas de danger pour l’instant.

Il faudra donc continuer à surveiller la situation de près. Espérons que le mois d’avril ne proposera pas trop de précipitations. Selon le COG, il ne faut pas être alarmiste, mais il faut être conscient que la situation peut changer quelques heures avant.

Nicola Di Narzo

Journaliste

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