« De belles promesses, mais trop peu de solutions. Le discours inaugural sur fond de campagne électorale, prononcé par François Legault, constitue un manque de vision de la part du premier ministre. »

La députée de Vaudreuil à l’Assemblée nationale, Marie-Claude Nichols n’est pas impressionnée par le discours inaugural prononcé par le premier ministre François Legault à la reprise des travaux parlementaires.

(Photothèque)

C’est en ces termes que la députée libérale du comté de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols a commenté l’adresse de François Legault lors de la reprise des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale.

« Le premier ministre a raté une occasion de tenir un discours rassembleur et visionnaire pour l’ensemble des Québécois », affirme la députée provinciale, qui dénonce la gouvernance par décret de l’administration Legault. « Ce discours lance non seulement la nouvelle session parlementaire, mais également la campagne électorale », ajoute Mme Nichols.

La députée de Vaudreuil estime qu’après 82 renouvellements de l’état d’urgence, il est temps de revenir à un processus démocratique normal où la voix de l’ensemble de la population est entendue. De plus, Mme Nichols s’explique mal le fait que peu de solutions concrètes ont été mises sur la table pour régler les enjeux auxquels fait face le Québec.

« Oui, le premier ministre nous a parlé de santé dans son discours, mais il a oublié l’élément le plus important: les patients, nos citoyens. En aucun temps, il n’a mentionné l’augmentation fulgurante du nombre de personnes en attente d’un médecin de famille », dénonce Mme Nichols.

« Au bureau de comté, il ne passe pas une journée sans que nous recevions des appels de citoyens en attente de chirurgies depuis plus de 18 mois. Avec les départs à la retraite de plusieurs médecins de famille de la région, ce sont quelques milliers de citoyens qui risquent de se retrouver sans médecin d’ici la fin de l’année », décrire la députée.

Marie-Claude Nichols trouve inconcevable que François Legault n’ait pas parlé des bris de services qui se multiplient dans les hôpitaux, et ce, pas seulement en région. « Rappelons-nous la fermeture de l’urgence à l’Hôpital du Suroît en septembre dernier. Jamais, dans le discours, il n’a été question de ces patients qui doivent se déplacer sur des dizaines de kilomètres pour des urgences mineures, de ces mères qui vont accoucher du côté de Montréal, des délais d’attente excessivement longs pour obtenir de l’aide psychosociale ou du soutien à domicile. Le personnel à bout de souffle n’a pas non plus été évoqué », souligne-t-elle.

La députée de Vaudreuil est d’avis que le gouvernement croit pouvoir tout régler en distribuant des chèques. « Les conditions de travail, c’est plus que l’argent », de signifier Marie-Claude Nichols.

En ce qui concerne l’accès à des logements abordables et en bon état, la députée libérale souligne qu’aucune mesure n’a été annoncée. « Malgré ce qu’en dit le premier ministre, la crise du logement est bel et bien réelle, et ce, partout en province. Les Québécois sont inquiets de l’augmentation importante des coûts des logis et pourtant, François Legault n’a pas abordé le sujet », élabore Mme Nichols.

Que ce soit au niveau de la pénurie de main-d’oeuvre, de l’éducation ou même de l’environnement, Mme Nichols dénonce le manque d’écoute du premier ministre. Pour la députée, les solutions aux divers enjeux doivent venir des gens sur le terrain.

« François Legault décide seul, avec une poignée de ministre de son cabinet. Ce n’est pas d’une opération de communication qu’ont besoin les Québécois, mais bien de mesures adaptées à leurs besoins, à leur réalité », conclut Marie-Claude Nichols.

Laisser un commentaire