L’année 2018 s’est terminée difficilement pour les agriculteurs de la région qui ont vu leurs taxes augmenter drastiquement. Ils font maintenant appel aux députés provinciaux et au ministre de l’Agriculture.

Crédit Photo UPA

Pour les agriculteurs, l’augmentation des taxes fut dramatique. Il s’agit d’une augmentation d’environ 99,2 % de leur rôle d’évaluation, ce qui se traduit par une augmentation des taxes tout aussi semblable.

Les agriculteurs jouissent actuellement d’un programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). Cependant, ils affirment que le maintien du programme actuel et le mode d’évaluation des terres menacent la rentabilité à court terme des entreprises agricoles de la région.

Un taux distinct agricole

Plusieurs agriculteurs avaient tenté de négocier l’adoption d’un taux distinct agricole auprès de leur municipalité, mais les résultats furent mitigés. Ils veulent donc maintenant faire appel au gouvernement provincial.

« Actuellement, il n’y a aucune uniformité sur le terrain, tout est à la discrétion des conseils municipaux… Certains comprennent bien les enjeux agricoles, pour d’autres c’est plus difficile. Quoi qu’il en soit, cette façon de faire laisse place à beaucoup d’interprétations et d’iniquité », précise Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie.

Des demandes précises

Les principales demandes de l’UPA de la Montérégie sont de rendre obligatoire l’application par les municipalités d’un taux distinct agricole inférieur au taux général lorsque la part des taxes attribuables aux terres augmente et que le fardeau fiscal se déplace vers le secteur agricole. Des maximums sur la valeur imposable et sur le taux d’imposition des terres agricoles et des boisés privés doivent également être inclus.

Rappelons qu’en décembre dernier, le ministre de l’Agriculture, monsieur André Lamontagne, a annoncé un déplafonnement de l’enveloppe budgétaire allouée au programme de crédit de taxes foncières agricoles pour l’année 2019 afin de lui permettre d’analyser la situation.

« Le retrait du plafond répond à l’une de nos principales demandes. Il est toutefois primordial que toutes les sommes nécessaires soient au rendez-vous. Les travaux pour trouver des solutions durables doivent s’amorcer dès maintenant pour éviter d’être dans la même situation en 2020. De notre côté, nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement », conclut le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie.

Nicola Di Narzo

Nicola Di Narzo

Journaliste

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