C’est le 2 octobre à 16 h 10 que la ville de Vaudreuil-sur-le-Lac a été notifiée que l’élection partielle du 4 octobre était reportée en raison du niveau critique de la pandémie dans la région.

Crédit photo : Ville de Vaudreuil-sur-le-Lac

C’est l’incompréhension de la part de la députée de Vaudreuil Marie-Claude Nichols. Les gens de la petite municipalité ont déjà voté par anticipation la semaine passée (27 septembre). Elle s’explique mal comment on peut arrêter le processus démocratique de la sorte, considérant que la date de report de l’élection n’est pas fixée. Le tout sera réévalué le 28 octobre pour savoir si l’élection aura lieu bientôt.

« Je trouve que c’est un manque de respect total de la part du gouvernement, affirme Mme Nichols. Nous savons depuis le début de la semaine que nous sommes en zone rouge et il nous annonce cela à 16 h 10, 20 minutes avant la fermeture de la municipalité pour la fin de semaine. Je vais le dire, le gouvernement prend ses décisions au pif. »

La députée de Vaudreuil souligne aussi le courage des candidats à la mairie et comme conseiller. Ayant de l’expérience en élection municipale, elle sait pertinemment qu’à moins de 48 h des élections tous les citoyens ont déjà fait leur tête et les candidats ont qu’à attendre les résultats.

 

Furieux contre la décision, le candidat à la mairie de Vaudreuil-sur-le-Lac Philip Lapalme demande des réponses de la part de Québec pour son geste.

« Où était la ministre, le 7 août, lorsqu’elle a annoncé la reprise des élections partielles le 4 octobre, s’interroge Philip Lapalme ? Ne savait-elle pas qu’il y aurait une deuxième vague ? N’avait-elle pas prévu cette éventualité ? Où était la ministre, lorsqu’il était question de discuter des codes de couleur ? »

Le candidat s’explique mal la décision de Québec et demande rapidement une date pour les élections. Ayant déjà été reporté ce printemps en plein confinement, les citoyens auraient hâte de fermer ce chapitre. Étant donné qu’il n’y a plus de maire et qu’il n’y a pas quorum, les décisions sont prises à distance par deux administrateurs de Québec.

 

En poste depuis le 6 janvier dernier André Bélanger maire suppléant de Vaudreuil-sur-le-Lac trouve que c’est un manque de respect du gouvernement surtout que la zone rouge est annoncée depuis longtemps.

« La ville ne peut plus fonctionner comme cela, elle est sur respirateur artificiel depuis décembre passé, explique M. Bélanger. Les élections allaient bon train, le vote par anticipation s’était passé à merveille. Les gens portaient le couvre visage et respectaient toutes les mesures de la santé publique. Je ne vois vraiment pas comment on peut annuler une élection déjà entamée. Nous sommes très tristes de la situation, personne à la ville n’est heureux de cela. »

 

Viva Média continuera de suivre la situation sur l’élection partielle dans Vaudreuil-sur-le-Lac dans les prochains jours et vous informera des développements.

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