Je n’ai plus d’enfants d’âge scolaire et je dois avouer que j’en suis très heureuse, mes filles n’auront pas à vivre une rentrée scolaire ANORMALE comme celle qui vient… Elles n’auront pas, comme tous ces milliers de jeunes, à vivre un stress supplémentaire dû aux mesures de fous qu’apporte la gestion du COVID. Je crois que nous sommes tous d’accord sur le fait qu’une rentrée scolaire représente pour la grande majorité des élèves une source de stress, d’appréhension et parfois même d’anxiété pour certains de nos jeunes. J’ai ainsi de la difficulté à m’imaginer que celle qui vient n’ajoutera pas une couche de plus dans la vie de nos jeunes dont la vie a été complètement chamboulée dans les derniers mois… Et ce n’est pas les seuls… Sans jugement aucun, qu’en est-il de la santé mentale des profs qui eux aussi débuteront une nouvelle année avec nos jeunes?

Marie-Andrée Prévost

Dans quel état arrivent-ils après une fin d’année chaotique et en queue de poisson? À quel point se sentent-ils confortables avec TOUTES les mesures mises de l’avant dans les écoles et qu’ils auront à gérer? Sont-ils stressés? Ont-ils peur? Bref, il y a longtemps que nous savons pertinemment que les enfants sont « comme des éponges », qu’ils absorbent tout… même notre stress et nos angoisses d’adulte. Alors qu’allons-nous leur transmettre sans le vouloir?

On ne peut pas dire que la rentrée scolaire fait l’unanimité parmi les parents. En Ontario, certains d’entre eux ont même décidé de poursuivre leur gouvernement. Sans tomber dans la paranoïa, on peut se questionner sur les effets à court, moyen et long terme d’application de telles mesures sur nos enfants. Oui, oui… c’est connu que les enfants s’adaptent rapidement, mais JAMAIS rien de tel n’a été vécu dans notre société moderne. L’école c’est : le premier pas vers la vie en société, l’apprentissage de la vie de groupe, les amis, le plaisir, la spontanéité, l’innocence. Bref, notre expérience et notre vécu dans notre vie scolaire teintent notre vie d’adulte de plus tard… Qu’auront ces milliers d’enfants comme teinte? La peur du contact humain, la peur de l’autre? Que ferons-nous avec nos petits verbomoteurs qui ont peine à tenir sur leur chaise et suivre les consignes? Sommes-nous en train d’accélérer l’abandon de la profession par des centaines d’excellents enseignants qui n’ont pas envie de ce milieu de vie? Je n’ai pas la réponse à tout ça, mais je suis persuadé que les effets pernicieux et négatifs suivront notre belle jeunesse longtemps…

Marie-Andrée Prévost
Propriétaire éditrice
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