Ça fait longtemps que la situation des médias fait la manchette (sans mauvais jeu de mots), mais dernièrement on peut voir que les médias sont plus que jamais dans la mire des lecteurs. En effet, notre rôle est scruté à la loupe et les commentaires sont parfois incisifs et crus. Les gens n’y vont pas de main morte pour dire haut et fort ce qu’ils pensent du travail que l’on fait depuis quelques mois… mais justement… en cette semaine nationale des journaux régionaux : parlons-en!

À une certaine époque pas si lointaine, les salles de rédaction étaient pas mal plus garnies… Pourquoi? Parce que les commerçants, les organisations publiques investissaient localement, parce que le gouvernement obligeait les municipalités à une forme de reddition de compte transparente en exigeant la publication des Avis publics dans les journaux locaux. Les avis publics revêtaient trop souvent un vocable compliqué, mais au moins l’information était là, disponible sans avoir à se casser la tête pour aller la chercher sur un site web ou un autre.

Marie-Andrée Prévost

Les journaux gratuits doivent compter absolument sur les $$ publicitaires pour accomplir leur mission soit celle de vous donner le plus d’informations possible sur votre région. Mais qu’advient-il de cette mission quand les organisations décident d’investir chez des entreprises étrangères : c’est toute une économie, un écosystème et une démocratie qui s’appauvrissent… Le résultat : les salles de nouvelles rapetissent, mais les besoins continuent de grandir de façon exponentielle. Ne vous méprenez pas… je ne me plains pas, mais il est temps que nous adressions cet éléphant qui est dans la pièce… Le message des citoyens est clair et sans ambiguïté : nous avons droit et exigeons une information neutre, de qualité et diversifiée. Vous savez quoi? Le citoyen a entièrement raison. Mais… est-ce que le citoyen est prêt à payer/financer pour avoir droit à ce service essentiel : la réponse est non… et c’est correct ainsi. L’accès à l’information régionale gratuite est pour moi une des valeurs importantes dans notre société. Mais comment accomplir cet exploit quotidiennement? Vous savez le journaliste qui écrit sur le Web est le même qui écrit dans le journal… Donc l’information auquel vous avez accès a un prix dont personne ne semble être conscient. Ça, c’est l’effet pervers d’Internet. Mais sommes-nous prêts à vraiment favoriser l’achat local (mettre son budget marketing dans les médias locaux) pour enrichir notre contenu local? J’espère que oui… Mais comment concurrencer les géants du Web? C’est impossible!!! Dernièrement, je suis persuadée que vous avez vu que le Gouvernement investit en publicité dans votre journal (l’éléphant dans la pièce) et plusieurs contestent leurs messages et même condamnent ces investissements qu’ils jugent trop importants… Mais si on met de côté leurs messages véhiculés (que je ne contrôle pas et d’ailleurs je ne contrôle aucun message de mes clients), je dois être transparente et vous dire que je suis heureuse que ce Gouvernement croit aux médias locaux, en notre réelle mission. J’espère que les commerçants et organisations suivront cet exemple. Une précision importante, JAMAIS cet investissement n’est venu avec l’obligation de véhiculer une certaine ligne de pensée, un discours unique. Je suis un média local indépendant, une entreprise locale qui optera toujours pour vous montrer les 2 côtés de la médaille.

Marie-Andrée Prévost
Propriétaire éditrice
maprevost@viva-media.ca

VIVA média

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Entreprise de presse et de communication

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