Il est désormais interdit de traverser la frontière du Québec et de l’Ontario sans un motif valable. Les députés de la région de Vaudreuil-Soulanges, région limitrophe avec notre voisine anglophone, se sont prononcés sur les mesures annoncées.

Crédit photo : Mathis Denis

Le député fédéral de la circonscription de Vaudreuil-Soulanges, Peter Schiefke, a réagi très brièvement au problème. Par courriel, sa directrice des communications indique qu’il s’agissait d’une décision qui découle seulement du provincial. Elle nous a référé aux deux députées de la région, Marilyne Picard et Marie-Claude Nichols. Donc, aucun commentaire politique de la part du député fédéral.

 

Un gouvernement pas très bavard

La députée Marilyne Picard, a été contactée via courriel. Malheureusement, aucune réponse n’a eu lieu. Mme Picard est pourtant la circonscription la plus touchée par cette mesure.

 

L’opposition s’inquiète

Marie-Claude Nichols, a été la seule élue à bien vouloir nous accorder une entrevue sur le sujet. Elle précise que le problème du va-et-vient entre l’Ontario et le Québec est présent depuis plusieurs semaines.

« Je suis une résidente de ma circonscription, lance-t-elle. Je ne fais pas l’autruche. Je vois bien les centaines de voitures plaquées de l’Ontario qui vont dans nos grandes surfaces. »

Mme Nichols indique que le problème a été rapporté au gouvernement il y a près de trois semaines. Elle ne comprend pas qu’il n’y a pas eu de mesure ou de directive avant.

« Nous avons un gouvernement qui fait des points de presse quasiment chaque jour, explique la députée de Vaudreuil. Ils ont eu l’opportunité de donner des directives au québécois comme restreindre leurs déplacements vers l’Ontario. Je crois que le gouvernement a attendu, afin d’agir en même temps que la santé publique ontarienne. »

 

Une fermeture qui a du sens

Mme Nichols précise qu’elle est en accord avec cette fermeture. « Je crois que le fait que nous sommes en zone rouge, dans la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et une province limitrophe qui a plus de 4500 cas par jour, justifie amplement la fermeture des frontières, affirme la députée Nichols. Ce que je déplore, c’est la lenteur du processus. Nos cas augmentent dans la région et il aurait fallu une décision plus tôt. »

Mme Nichols compatit avec les gens qui habitent à la frontière. Elle dit comprendre la situation. Elle précise qu’il est parfois plus rapide d’aller au dépanneur ou à l’épicerie en Ontario qu’au Québec. Cependant, cette mesure est en place pour freiner la propagation des variants.

« J’ai eu une dame au téléphone qui me parlait de sa situation de garde partagée. Le père de ses enfants est en Ontario et elle réside au Québec. Je l’ai rassuré en lui expliquant qu’avec son jugement de Cour en main, elle pourrait continuer de voir ses enfants. Le but de cette fermeture est de stopper la propagation entre provinces et non de restreindre les familles. »

 

Contrôle aléatoire

Du côté de la Sûreté du Québec, Béatrice Dorsinville, responsable aux communications avec les médias, indique que le corps policier effectuera des points de contrôles de façon aléatoire afin de faire respecter la mesure.

« Nous allons nous assurer de faire respecter la mesure. De notre côté, nous devons limiter l’accessibilité au territoire québécois aux résidents de l’Ontario », conclut la porte-parole.

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