L’ostéopathe, Stéphane Richer, a reconnu sa culpabilité à deux chefs d’accusation de production de faux documents le mercredi 16 décembre au palais de justice de Valleyfield.

Lors de la comparution pour laquelle Stéphane Richer avait l’obligation de la Cour d’être présent, il a été démontré que l’ostéopathe de Les Coteaux a contracté deux prêts auprès d’une compagnie de gestion dans le but d’ouvrir six cliniques d’ostéopathie. Cependant, ses créanciers ont été floués et plus de sept ans plus tard, les deux hommes attendent toujours le remboursement complet de la somme prêtée.

À deux reprises, Stéphane Richer a exhibé de faux documents afin de justifier le retard dans le remboursement des prêts. Stéphane Richer a d’ailleurs montré à ses créanciers une lettre de la Banque Nationale qui indiquait qu’il y avait un retard dans le processus d’acceptation du prêt, mais que celui-ci pourrait subvenir. La lettre était signée par une employée de la Banque Nationale. Après vérification auprès de l’institution financière, il a été démontré qu’il était question d’un document contrefait et qu’aucune employée de la banque ne portait le nom indiqué sur le document.

Toujours en lien avec l’accusation, Stéphane Richer a montré à ses créanciers, une soumission reçue par courriel de la compagnie Médelco, qui est une compagnie qui fournit du matériel pour les cliniques d’ostéopathie. Après une vérification par les policiers, il s’est avéré que ce courriel ne provenait pas de l’entreprise. D’ailleurs, les prix indiqués dans la soumission n’étaient pas réels.

En défense, l’avocate de Stéphane Richer, Me Boulet, a tenu à expliquer certains points à la juge Doucet. « M. Richer reconnait les documents qui ont été déposés. Il subissait une pression importante pour ce qui est du remboursement. Ce fut en réaction aux pressions incessantes. C’est dans ce contexte-là qu’il a produit les faux documents. Ça ne remet pas en question le plaidoyer de culpabilité de M. Richer, mais ce sont des circonstances dont nous avons tenu compte évidemment, puisqu’à la fin, nous vous présenterons une suggestion commune. »

Bien que les plaidoyers de culpabilité ont été enregistrés, la cause ne prend pas fin. Il faut comprendre que des remboursements sont prévus. D’ailleurs, une somme a d’argent a déjà été déposée au greffe du palais de justice de Valleyfield.
« M. Richer a certaines choses à compléter avant l’imposition de la peine, dit l’avocate en défense. Il faut savoir que nous allons suggérer une absolution inconditionnelle. »

La cause revient à la Cour le lundi 7 juin 2021. La défense a demandé à la Cour d’ordonner la présence de l’accusé à cette date.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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