L’ancien hockeyeur professionnel Patrick Bordeleau vient d’être condamné à une peine de détention de 150 jours assortie de plusieurs conditions le vendredi 13 mars au palais de justice de Valleyfield.

Patrick Bordeleau alors qu’il portait les couleurs de l’Avalanche du Colorado (Photothèque)

Le juge Bertrand St-Arnaud a fait connaitre sa décision à la suite d’une allocution de plus de 45 minutes. En plus de la période de détention, l’ancien porte-couleur de l’Avalanche du Colorado doit exécuter 160 heures de travaux communautaires et sera soumis à une période de probation de 3 ans, dont les deux premières, avec des suivis.

Patrick Bordeleau a été reconnu coupable de fraude envers son ancien beau-père de harcèlement et non-respect d’engagement.

Lors des représentations sur la peine, il a été possible d’apprendre que l’accusé comptait rembourser la victime lors de la vente de sa résidence d’une valeur de 1.2 M$. Lors de la construction de celle-ci, Patrick Bordeleau, alors hockeyeur dans la Ligue nationale de hockey, avait versé 500 000 $ en mise de fonds.

Cependant, après la rupture de son couple, Patrick Bordeleau a quitté sa résidence. Son ancienne conjointe et ses anciens beaux-parents sont demeurés sur place pendant 1 an alors que la maison était en vente. Celle-ci a finalement été vendue par un huissier pour défaut de paiements. La transaction s’est faite à rabais de 124 000 $ puisque le mobilier encastré ainsi que les meubles ont été déménagés par les occupants.

Un prêt à taux d’intérêt de 60 %

Lors du prononcé de la sentence, le juge Bertrand St-Arnaud a aussi insisté sur le fait que la victime de la fraude a fait signer une entente de remboursement d’un prêt à un taux d’intérêt de 60 %. « À ce moment, M. Bordeleau était en couple avec votre fille, précise le juge. Vous lui avez passé une somme d’argent à un taux d’intérêt de 60 % annuellement. À 61 %, c’est illégal et c’est même plus grave que les non-respects d’engagement et le harcèlement selon le Code criminel. Un taux d’intérêt aussi élevé ne peut pas contribuer à ce que M. Bordeleau puisse s’en sortir. L’objectif premier est justement qu’il reprenne sa vie en main. »

En plus de ce prêt jugé des plus particulier par le juge, l’aspect des enfants du couple a aussi été abordé, et ce, même s’il est question d’une comparution à la chambre criminelle. Il a été indiqué que Patrick Bordeleau doit voir ses enfants dans un organisme à raison de quelques heures par semaine.

« Dès que je pars de la visite, je passe mon temps à pleurer. Je suis un bon papa. Quel genre de mère et de grand-père empêchent des enfants de voir leur père des grands-parents tante oncles et toute la famille et de plus qu’ils souhaitent l’envoyer en prison pour 1 an ? Bel exemple de valeur familiale. », a questionné Patrick Bordeleau lors des représentations sur sentence.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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