Ce matin, la Sûreté du Québec a dévoilé les données provisoires de son bilan routier 2019, révélant que le nombre de collisions mortelles a connu une baisse sur le territoire qu’elle dessert. Ce nombre est passé de 237 à 216 entre 2018 et 2019. Une diminution du nombre de décès pour la même période a également été constaté, alors que nous sommes passés de 252 décès en 2018 à 232 en 2019.

(Photo Sûreté du Québec)

Tendance à la baisse

Malgré une augmentation constante du nombre de véhicules en circulation sur les routes du Québec depuis dix ans, le nombre de collisions mortelles sur le territoire de la Sûreté est en décroissance. L’année 2019 est une année notable où le nombre de collisions mortelles a atteint un record avec le plus bas niveau enregistré.

Notons qu’en 2010 le nombre de décès sur les routes du Québec s’élevait à plus de 340 victimes, puis ont réduit à 232 victimes en 2019, grâce aux efforts soutenus.

Bien qu’il y ait plusieurs facteurs contributifs à cette amélioration continue du bilan routier, la mise en place d’outils permettant de déterminer avec précision les sites, les heures et les conditions accidentogènes ainsi que pour détecter les comportements à risques pouvant causer une collision ont permis d’établir un diagnostic précis et efficace permettant d’intervenir au bon endroit, au bon moment et sur les causes problématiques réelles.

Même si les collisions mortelles et celles avec blessés graves sont en baisse, certains comportements des automobilistes continuent d’être préoccupants. Malgré les interventions policières et les campagnes de sensibilisation, la Sûreté déplore certains comportements à risque:

•La vitesse excessive : toujours en tête des causes les plus fréquentes de collisions mortelles.

Bien que le nombre de collisions mortelles liées à la vitesse ou la conduite dangereuse ait diminué, passant de 71 en 2018 à 64 en 2019, ce comportement téméraire domine toujours le palmarès des causes de collisions mortelles. En effet, ce facteur est parmi les causes probables de collisions mortelles dans près de 30 % des cas en 2019.

•L’alcool et la drogue au volant, c’est criminel

En 2019, la conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool, la drogue ou la combinaison des deux est passée du troisième au deuxième rang des causes probables de collisions mortelles, soit dans plus de 10 % des collisions. En moyenne, les policiers de la Sûreté du Québec procèdent à l’arrestation de 17 personnes par jour.

•La distraction au volant toujours présente
La distraction au volant (incluant l’utilisation du téléphone cellulaire) a été la cause probable de 17 collisions mortelles, soit de près de 8 % des collisions mortelles en 2019.

•Le port de la ceinture de sécurité, un simple geste qui sauve des vies
Le non-port de la ceinture de sécurité a été constaté chez 25 victimes en 2019. Ce chiffre représente presque la moitié du nombre de personnes décédées ne portant pas la ceinture de sécurité en 2018, soit 45 individus. Il est clair que le simple geste de porter la ceinture a un impact direct sur la gravité des blessures lors d’une collision.

La sécurité routière, c’est l’affaire de tous

Les policiers de la Sûreté, en collaboration avec leurs partenaires tels que le Ministère des Transports, la Société de l’assurance automobile du Québec, Contrôle routier Québec et l’ensemble des services de police municipaux poursuivront la mise en œuvre de nombreuses actions de prévention et de sensibilisation, en plus des interventions courantes, afin de sauver des vies. Bien que les policiers poursuivent leurs efforts afin d’améliorer le bilan routier, ce travail ne peut être réalisé sans la collaboration des usagers de la route. La cause première des collisions demeure « la personne derrière le volant ». Les conducteurs doivent adopter des comportements appropriés et courtois, permettant ainsi de rendre les routes du Québec plus sécuritaires pour tous les usagers.

Carol-Ann Faubert

Carol-Ann Faubert

Journaliste

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