L’année 2019 n’y échappera visiblement pas. Des arbres infectés par l’agrile du frêne ont été détectés. Ce type d’insecte a détruit des millions de frênes en Amérique et continue de se propager dans plusieurs régions, dont Vaudreuil-Soulanges.

L’agrile du frêne frappe de plein fouet dans la région. (Photo: Steve Sauvé)

Le phénomène des arbres (frêne) touchés par cet insecte a de quoi inquiéter. Selon les statistiques, le taux de mortalité de l’arbre atteint est pratiquement de 100 %.

L’agrile du frêne a été détecté pour la première fois au Canada en 2002, à Windsor, en Ontario. En 2008, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé la présence de l’agrile du frêne en Montérégie. Une infestation de l’insecte a été détectée en 2011 à Montréal. Depuis, des arrêtés ministériels fédéraux interdisent tout transport de produits en frêne qui pourraient avoir été contaminés.

L’une des causes de l’épidémie est que l’agrile du frêne a très peu d’ennemis naturels importants. Les recensements ont démontré que l’insecte tue les peuplements de frênes entre un et quatre ans après l’infestation. En général, six ans après le début de l’infestation, 99 % des frênes d’une terre à bois ont été tués. Cette mortalité élevée augmente la probabilité d’invasion de plantes envahissantes dans les forêts, en plus de poser un important défi aux agglomérations urbaines affectées.

Perspectives

On prévoit que l’aire infestée par l’agrile du frêne continuera de s’étendre, surtout par le transport de matériaux infestés comme le bois de chauffage. Il existe toujours de vastes zones contenant un grand nombre de peuplements de frênes qui n’ont pas encore été contaminés, cependant, l’impact devrait se faire sentir aussi dans ces zones au fur et à mesure que l’agrile commencera à les coloniser.

Défis et recherche

La détection de l’agrile du frêne ne se fait pas facilement puisque les signes épidémiques ne sont pas toujours visibles au début d’une infestation. Par conséquent, cela rend les infestations difficiles à détecter avant qu’un nombre important de frênes morts ou mourants rende l’infestation évidente.

Cependant, des progrès ont été accomplis. Des chercheurs ont conçu un piège vert à prisme pour détecter les infestations d’agrile du frêne. D’autres spécialistes dans le domaine se sont impliqués dans le développement d’une substance volatile qui attire les insectes afin de servir d’appât dans les pièges.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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