Des milliers d’adolescents au Québec risquent de faire face à une réalité particulière. Les étudiants en secondaire 5 pourraient obtenir leur diplôme, mais n’auraient pas de bal, d’album de finissants et ni l’opportunité de dirent au revoir aux enseignants avec lesquels ils ont cheminé.

Tori Beaudoin comprend la situation, mais elle aurait aimé que son parcours secondaire se termine autrement. (Photothèque)

Tori Beaudoin, 16 ans, étudiante à l’école secondaire de la Baie St-François à Salaberry-de-Valleyfield et Maxim Ouellet, 16 ans, étudiant en secondaire 5 à l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes à Vaudreuil-Dorion ont un point en commun. Ils trouvent dommage que leur parcours scolaire se termine probablement sur une note abrupte.

« Le jeudi 12 mars, nous avons eu comme indication qu’il n’y avait pas d’école le lendemain, dit Maxim Ouellet. Moins de 24 heures après, c’était un congé de deux semaines et là, ce n’est pas avant le mois de mai. Nous n’avons pas eu l’occasion d’aller chercher nos livres. Je ne sais même pas si nous allons terminer l’année ou si nous allons devenir les premiers diplômés sans avoir eu à aller à l’école jusqu’en juin. »

Pour Tori Beaudoin, la poursuite de son parcours académique est aussi particulière. L’adolescente de 16 ans qui est déjà acceptée en soins infirmiers au Collège de Valleyfield en septembre a besoin d’avoir réussi sa chimie comme préalable.

« Je crois que le ministère va prendre la moyenne des deux premières étapes, dit-elle. Peut-être que je ferai ma chimie de secondaire 5 pendant ma première session de collège. Présentement, nous devons attendre à savoir ce qui va arriver. Une chose est certaine, j’aurais aimé terminer mes études secondaires d’une autre façon. »

Ça ne peut pas finir de même

Maxim se surprend lui-même lorsqu’il réalise qu’il aimerait être à l’école plutôt qu’à la maison. « Je ne pensais jamais dire cela un jour, mais l’école me manque. Je ne peux pas croire que nous avons travaillé pendant 5 ans pour finir cela ainsi. C’est important pour moi de finir cela comme ça doit se terminer. »

Rien pour les finissants

Avec les mesures en place et l’importance de respecter la distanciation sociale, il sera impossible, si la situation ne se résorbe pas, de souligner comme à l’habitude la fin du parcours scolaire pour les finissants. Difficile d’imaginer de ternir un bal de finissants et une soirée de remise des grades.

« Lorsque j’ai commencé l’année, j’avais déjà en tête mon bal, explique Tori. Ça fait aussi partie du secondaire 5. Mes billets de bal sont déjà achetés. Ma robe est achetée. Je trouve cela vraiment triste. Lorsque je pense à l’album des finissants, il y a des étudiants qui n’ont même pas été pris en photo. J’aurais souhaité que mon secondaire 5 se termine autrement. Cependant, je tiens à dire que je respecte totalement la quarantaine. Je ne sors pas de la maison. Je comprends la situation et c’est important de se conformer afin de contrer la pandémie. Mais, c’est évident que pour nous les finissants, c’est vraiment dommage.

Maxim Ouellet ne croyait jamais tenir ce discourt. Il aimerait que l’école reprenne en mai. (Photothèque)

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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