Faire une différence dans la vie de personnes à des milliers de kilomètres de chez soi, telle est la mission de Fraternité Haïti des Trois-Lacs. À l’occasion de leur 20e anniversaire, la présidente de l’organisme Christiane Malenfant et la fondatrice Marie-Eliane Wart ont tenu à faire connaître leur organisme à la population.

Crédit photo : Christiane Malenfant

(Photo prise en octobre 2019)

Fraternité Haïti des Trois-Lacs a été fondée par Mme Wart en 2000 après un séjour à Papaye. Elle a vu la misère et les enfants qui ne pouvaient pas aller à l’école faute de moyens financiers. Devant cette réalité, elle a donc commencé un programme de parrainage pour accompagner les jeunes haïtiens dans leur développement académique et social.

« Au coût de 40 $ par mois, les jeunes reçoivent tout ce dont ils ont besoin pour l’école, affirme la fondatrice de l’organisme. En plus de cela, cet argent leur donne accès à un repas chaud par jour. »

Les deux femmes mentionnent aussi que le don de vêtements est une des grandes missions de fraternité Haïti. Elles ont des bénévoles qui font le tour des friperies et des centres de dons pour ramasser le plus d’articles vestimentaires pour les enfants. Quand Mme Malenfant va en Haïti, elle en profite pour apporter les chandails, shorts et souliers qu’elle a pu trouver pour les distribuer aux enfants.

En plus des dons et du parrainage, l’organisme fait dans la construction de bâtisses pour les orphelins de différentes régions en Haïti.

« Quand je suis arrivée dans la petite ville de Jérémie, leur orphelinat était fait en bois avec un toit de tôle, explique la présidente. Ce n’était pas un environnement sécuritaire pour les enfants. En quelques années, avec du travail acharné et de l’argent de nos donateurs, nous avons pu rénover les parties névralgiques de l’orphelinat. Je suis très fière de nos bénévoles qui nous aident à faire une différence. »

 

Aider en temps de Covid-19

Les deux femmes confient que la pandémie n’a pas ralenti les ardeurs des parrains et marraines. Elles expliquent que la plupart des donateurs sont des gens retraités, alors leur revenu n’a pas baissé avec la pandémie.

La pandémie a malheureusement arrêté tous les voyages humanitaires. Mme Malenfant a dû partir au mois d’octobre pour Haïti seule, malgré les appels lancés à ses membres.

« Ce sont des gens assez âgés qui viennent nous prêter main-forte là-bas, mentionne Mme Malenfant. Ils ont peur en ce moment de tomber malade dans un pays qui n’est pas le leur et je comprends tout à fait. »

Le don de vêtements a aussi ralenti à cause du confinement. La fondatrice et la présidente disent que les centres de dons ne sont pas toujours ouverts. Cela leur complique grandement la tâche.

« Au moins, nous avons des partenaires comme le Collège Bourget qui nous aide quoi qui l’arrive, affirment les deux femmes. Il nous donne des pantalons gris de leur friperie que nous convertissons en bermudas pour les orphelins. Quand ils vont à l’école, ils peuvent avoir un uniforme qui leur fait comme un gant. »

 

Les 20 ans de Fraternité Haïti

À cause de la situation actuelle, l’organisme ne peut pas faire de grande réception ni organiser une levée de fond spéciale pour le 20e.

« Nous avions comme projet de mettre de l’avant les bénévoles qui ont aidé la fondation durant toutes ces années, confie Mme Wart la fondatrice. Ça sera tellement un bel événement qu’on se doit d’attendre. »

Les deux femmes ont reporté les festivités en 2021, dans l’espoir qu’un vaccin soit disponible pour la population.

 

Vous pouvez rejoindre l’organisme sur leur site web au : https://fr.fraternitehaitidestroislacs.com/

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