Par leur persévérance, la place qu’elles accordent à leur passion et la somme de leur travail, certaines personnes se démarquent, parmi les meilleurs, et atteignent le sommet de leur art. C’est notamment le cas pour la Campivallensienne Mélanie Léonard, nommée en qualité de directrice musicale de Symphonie Nouveau-Brunswick.

Crédit photo : Westmount Photography – Robert Provencher

La musique a bercé l’enfance de la jeune femme. Au cœur du foyer familial, il y avait toujours un air qui réchauffait l’espace. Son père l’ignorait probablement à l’époque, mais son amour pour la musique classique a imprégné le cœur de sa fille. Puis, un jour, une harpiste est invitée à son école primaire. La fillette est alors complètement subjuguée. La fin des classes annoncée, elle retourne auprès de ses parents et leur demande une harpe. Finalement, c’est sur l’archet d’un violon que ses doigts prendront vie. Mélanie Léonard fera de sa musique son art.

 

Elle a dirigé plusieurs grands orchestres symphoniques à travers le Canada, dont le Toronto Symphony Orchestra, l’Orchestre du Centre National des Arts, l’Orchestre Métropolitain, le Calgary Philharmonic Orchestra, l’Edmonton Symphony Orchestra, le Winnipeg Symphony Orchestra et Les Violons du Roy. Actuellement, elle est directrice musicale de l’Orchestre Symphonique de Sudbury et elle a été chef d’orchestre en résidence puis associée du Calgary Philharmonic Orchestra.

 

C’est à la suite d’un processus approfondi s’étant déroulé sur près de trois ans que Symphonie Nouveau-Brunswick (SNB) a sélectionné Mélanie Léonard comme directrice musicale. « Mélanie est dotée d’un éventail exceptionnel d’expérience et de vision qui permettra à Symphonie Nouveau-Brunswick d’atteindre un niveau supérieur. Nous savons qu’elle possède les qualités nécessaires pour nous aider à devenir une organisation majeure sur la scène orchestrale au Canada », a mentionné Reid Parker, le président de SNB.

 

Soulignons que Mme Léonard a été sélectionnée parmi 50 chefs d’orchestre du Canada,

des États-Unis et de l’Europe. Ainsi, Maestra Léonard commencera à travailler avec l’orchestre provincial cet automne. SNB, qu’elle a dirigé en 2018 comme chef invitée, est le seul orchestre professionnel de la province.

 

Un rôle essentiel

En qualité de directrice musicale, le rôle de Mme Léonard est essentiel. Ses responsabilités sont nombreuses. Succinctement, la direction musicale comprend le développement notamment la vision artistique de l’orchestre. Entre autres, établir comment l’orchestre s’implante, s’implique et raisonne dans sa communauté. De plus, cela implique le choix des œuvres, le choix des solistes invités, la compréhension des gens qui constituent le public. La directrice musicale représente également l’orchestre auprès des médias.

 

Évidemment, ce rôle comprend également celui de chef d’orchestre. Les responsabilités inhérentes à ce rôle sont d’établir les priorités musicales concernant les choix artistiques. « Mon rôle avec l’orchestre est de m’assurer que nous jouions tous de façon unifiée que nous jouions tous d’une même voix. C’est un travail d’équipe. L’orchestre a également sa vision et il faut aussi laisser parler l’orchestre », a souligné Mme Léonard.

 

La jeune femme précise qu’elle a une foule d’idée et qu’elle a hâte de promouvoir l’excellence artistique de Symphonie Nouveau-Brunswick et de contribuer à la richesse de sa vision. « Je suis inspirée par l’idée de participer à notre avenir en explorant de nouveaux horizons, tout en respectant les traditions de l’orchestre.»

 

Mme Léonard se joint à Symphonie Nouveau-Brunswick à un moment propice. La récente campagne de financement du 70e anniversaire a été un grand succès, obtenant un soutien généreux pour un fonds de dotation qui accordera à l’orchestre une stabilité financière. Malgré les défis de la COVID-19, Symphonie NB est l’un des rares orchestres au Canada qui a continué à se produire en salle au cours de la dernière année.

 

À la baguette pour la première représentation de Symphonie NB le 22 octobre, Maestra Léonard dirigera des oeuvres de Mozart, Hétu et Schuber.

 

Quelle fierté pour les Campivallensiens d’être témoins de l’ascension spectaculaire d’une des nôtres. Quelle inspiration qu’est cette femme qui un jour a entendu la mélodie de sa destinée raisonnée a son oreille tandis qu’elle écoutait béate, une harpiste glisser ses doigts sur son majestueux instrument.

 

 

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

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