Les performances de Visages de Valleyfield sont caractérisées par la synchronisation, l’agilité et l’élégance de ses membres. Cette activité méconnue du grand public consiste à présenter des chorégraphies de niveau compétitif où les participants démontrent leur endurance et leur rythme en mouvement.

Crédit photo Visages de Valleyfield \ Ovila David Huard

Pour imager ce qu’est Visages, il suffit de se référer aux majorettes et aux corps de clairons. Il s’agit d’un ensemble chorégraphique où les membres allient l’art en mouvement et la manipulation de majestueux drapeaux. Au Québec, cette activité remonte aux années 1970 contrairement aux États-Unis où ce loisir compétitif est populaire et même proposé dans le cadre des activités académiques.

 

« Visages est un groupe chorégraphique de retrouvailles. Il y a des membres qui n’en avaient pas fait depuis 25 ans. Ils ont le même talent qu’à l’époque en plus d’avoir la maturité, ce qui donne une autre énergie au groupe. Nous ne formons pas des gens, nous ramenons les anciens afin qu’ils revivent leur passion », mentionne Ovila David Huard, fondateur du groupe de performeurs.

 

Visages de Valleyfield évolue dans le portrait compétitif depuis maintenant 4 ans. « Nos membres ne viennent pas tous de Valleyfield. Il y en a des gens de Vaudreuil, de Granby et il y en avait même de l’Ontario. L’hiver dernier, nous avions 3 performeurs de Québec qui voyageaient tous les deux semaines pour les pratiques », souligne monsieur Huard.

 

Les enjeux de la pandémie

Espérant reprendre les drapeaux en septembre prochain, les membres de Visages de Valleyfield se pratiquent pour l’heure de leur domicile à l’aide de capsules vidéos proposées par les organisateurs. Pandémie oblige, les membres se retrouvent dans l’impossibilité de se retrouver pour pratiquer leur art. « Il faut savoir qu’il n’y a aucun gymnase de disponible à Valleyfield puisqu’ils sont normalement occupés par les cadets et l’armée. Nous sommes obligés d’aller à l’extérieur pour pratiquer. Nous allions à Saint-Polycarpe, mais à cause de la pandémie, nous n’y avons plus accès. Lorsque la pandémie se terminera, ce sera trop compliqué de réserver des gymnases. Nous en avons trouvé un à la Cité-des-Jeunes sauf que cela nous coûtera deux fois le prix que nous payions. Voilà pourquoi nous avons mis sur pied une collecte de fonds, afin d’alléger les coûts pour nos membres. Une saison est composée de 24 répétitions et chaque journée de répétition débute à 9 heures et se termine à 18 heures. C’est 400 $ la journée multiplié par 24 », mentionne monsieur Huard.

 

Il est possible de contribuer à la collecte de fonds et d’en apprendre davantage sur ce groupe de performeurs en consultant la page Facebook de Visages Valleyfield.

 

 

 

 

 

 

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

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