La date fatidique du 1er juillet arrive. Même si cette journée est consacrée à la fête du Canada, elle est également synonyme de déménagement. Cette année, plusieurs potentiels clients des entreprises de déménagement ont entendu la phrase : désolé nous sommes complets.

Une chose vient aussi compliquer la réalité des entreprises de déménagement. La main-d’œuvre pour ce type de travail ne court pas les rues. (Photothèque)

Selon les statistiques, plus de 35 % des déménagements au Québec ont lieu le 1er juillet ou dans les jours qui le précèdent. Inévitablement, comme les prix sont généralement basés sur l’offre et la demande, il en coûte plus cher de déménager le 1er juillet. Mais difficile, voire pratiquement impossible de trouver une compagnie de déménagement à quelques semaines de la date fatidique du 1er juillet. Les réservations ont été nombreuses, et ce, depuis longtemps déjà.

David, de chez Déménagement de l’Ouest confirme que les plages horaires sont complètes depuis déjà quelques mois. En fait, la dernière année a été excessivement chargée pour l’entreprise de déménagement située à L’Île-Perrot. Les ventes de maison, les déménagements habituels, les déménagements pour le télétravail et même des déménagements à la suite de séparation sont des événements qui ont rempli un agenda de travail déjà chargé.

« Nous avons des employés qui ont gagné plus de 70 000 $ la dernière année, confirme David. Ils ont travaillé très fort et parfois pendant de longues heures. Nous avons vécu plusieurs situations où les gens venaient de vendre leur maison et qu’ils ne disposaient que de 10 jours pour déménager. Dans ce temps-là, les clients nous appellent et ils requièrent nos services. Nous avons eu aussi beaucoup de ce que nous appelons des séparations Covid. À ce moment, la personne souhaite déménager rapidement. »

Si les heures ont été nombreuses, une chose vient aussi compliquer la réalité. La main-d’œuvre pour ce type de travail ne court pas les rues. « Être déménageur c’est difficile. C’est un travail excessivement physique. Ce n’est pas donné à tout le monde de faire cela. Nous travaillons fort et parfois dans des conditions difficiles. Déménager pendant 12 heures lorsqu’il fait 30 degrés, ce n’est pas évident. Je ne dis pas que les jeunes ne veulent pas travailler, mais il n’y en a pas énormément qui viennent porter leur candidature. »

Pourquoi déménager le 1er juillet

Jusqu’au milieu des années 1970, les baux locatifs expiraient le 30 avril. Les gens déménageaient le 1er mai. Mais cela perturbait le cheminement scolaire de plusieurs enfants. Afin d’éviter cette problématique, le gouvernement du Québec a voté une loi en 1974. Celle-ci décrète que les baux doivent désormais se terminer le 30 juin.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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