Le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, et Claude DeBellefeuille ont présenté les attentes du parti en vue de la prolongation des règles de suspension des travaux réguliers du parlement fédéral devant être adoptée le 25 mai.

D’entrée de jeu, Yves-François Blanchet souligne « qu’avant même que des négociations aient lieu entre le Bloc Québécois et le gouvernement libéral, le parti exigera que deux engagements formels du gouvernement Trudeau soient respectés, soit l’aide non remboursable couvrant une partie des frais fixes des PME et des mesures incitatives à l’emploi associées aux déclinaisons de la PCU et de la PCU pour étudiants. Sans des précisions sur le moment et la nature des mesures promises, sans le respect de sa propre parole, Justin Trudeau ne pourra pas compter sur nous »

 

« Les PME, notamment celles de Salaberry-Suroît, ne peuvent pas remplacer un revenu perdu pour de bon par une dette comme le propose le gouvernement, et l’on ne crée pas un programme qui se limite au loyer alors que la réalité des petites entreprises les disqualifie la plupart du temps », ajoute madame DeBellefeuille. Le Bloc Québécois soumet aussi plusieurs considérations qui devront être l’objet de négociations avant que son appui ne soit accordé au gouvernement :

 

Le Bloc Québécois demande que l’entente sur le nombre de députés qui peuvent siéger simultanément en Chambre soit respectée ;

•Il est clairement établi que les journées où la Chambre n’a pas siégé doivent être reprises et que les journées où elle a siégé en vertu des règles extraordinaires ne sont pas comptées à cet effet.  Le Bloc Québécois veut savoir avant le 25 mai prochain ce que sont les intentions du gouvernement à ce sujet ;

•Le Bloc Québécois demande que soit déposée une mise à jour économique en juin et d’en connaître dès maintenant la date ;

•Enfin, le Bloc Québécois a obtenu une hausse malheureusement temporaire de la pension de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti (SRG). Cette annonce demeure confuse et nous demandons des réponses à 4 questions légitimes que se posent les aînés:

1. Est-ce que la période couverte de trois mois par ces premiers chèques aux aînés commence à la mi-mars comme les autres programmes ?

2. Qu’advient-il ensuite ? Est-ce que la mesure continue tant que les aînés seront assujettis aux impacts dus à la crise de la COVID-19 ?

3. Est-ce que le gouvernement peut confirmer sans aucun doute que la bonification de la pension de la Sécurité de la vieillesse peut avoir pour effet de réduire le Supplément de revenu garanti en 2021 pour les aînés les plus vulnérables ?

4. Quand les chèques seront-ils envoyés ? Le gouvernement a évoqué jusqu’à 8 semaines de délais. C’est inacceptable. Le Bloc Québécois recommande que les sommes soient ajoutées aux chèques périodiques de pension et SRG.

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

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