Les procédures judiciaires qui entourent la cause de Robin Wilcox ont connu un nouveau rebondissement, le jeudi 25 juin au palais de justice de Valleyfield. L’homme, qui a été reconnu coupable le 16 avril 2019 de 6 chefs d’accusation en lien avec des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans, s’est présenté au palais de justice avec une photo de son pénis pour la montrer au juge Joey Dubois afin de démontrer qu’il est innocent.

C’est finalement le mardi 11 août prochain que Robin Wilcox devrait prendre le chemin du centre de détention. (Photothèque)

Malgré un verdict de culpabilité, Robin Wilcox tente par tous les moyens de démontrer son innocence et visiblement de retarder son emprisonnement. Lors des représentations sur la peine, Robin Wilcox a indiqué qu’il souhaitait, une fois de plus, changer d’avocat. « Mon avocate (Me Kim Perreault) m’a dit qu’elle souhaite discuter avec la couronne sur la peine d’emprisonnement qui me sera imposée, indique Robin Wilcox au juge Dubois. Mais ce n’est pas cela que je souhaite. Je ne suis pas coupable. Elle ne m’écoute pas. Votre honneur, vous allez mettre un innocent en prison. J’ai apporté une photo de mon sexe pour vous prouver qu’il n’est pas comme celui que la victime a décrit. Ça fait trois ans que je tente de me faire entendre. »

En plus de refuser de regarder la photo, le juge Dubois a rappelé à Robin Wilcox qu’il l’avait déjà reconnu coupable il y a plus d’un an. Que la procédure était pour déterminer la sentence qui sera imposée.

La représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mylène Brown, a indiqué qu’une peine de 5 ans de détention devait être prononcée par le juge. Pour justifier sa position, Me Brown a insisté sur les facteurs aggravants et sur le rapport présentenciel qu’elle a qualifié de négatif. De plus, Me Brown n’a pas passé sous silence les antécédents judiciaires de Robin Wilcox.

« Une peine de détention de 5 ans avec un prélèvement d’ADN, l’inscription à perpétuité au Registre des délinquants sexuels, l’interdiction pour 10 ans de posséder des armes à feu et de se trouver dans un parc public ou une zone publique où l’on peut se baigner s’il y a des personnes âgées de moins de quatorze ans ou s’il est raisonnable de s’attendre à ce qu’il y en ait, une garderie, un terrain d’école, un terrain de jeu ou un centre communautaire. De chercher, d’accepter ou de garder un emploi, rémunéré ou non, ou un travail bénévole qui le placerait en relation de confiance ou d’autorité vis-à-vis de personnes âgées de moins de quatorze ans et finalement d’utiliser un ordinateur dans le but de communiquer avec une personne âgée de moins de quatorze ans serait la peine appropriée », fait savoir la procureure Brown.

Pour sa part, Robin Wilcox, qui désormais se représente seul, a précisé au juge Dubois qu’il était un homme bon, fiable et honnête. Qu’il a toujours été un actif pour la société. Qu’il occupait 3 emplois et qu’il prenait soin de sa mère de 88 ans.
« Je n’ai jamais touché à un enfant, dit Robin Wilcox lors de sa représentation. Je suis un homme avec un grand cœur. Je suis innocent. »

Le juge Dubois fera connaitre la sentence de Robin Wilcox le mardi 11 août.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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