Lara Quevillon est psychoéducatrice depuis plus de 20 ans. Cette profession est essentielle en milieu scolaire puisqu’elle permet de faire un suivi et d’aider les enfants composants avec certaines difficultés.

Succinctement, le rôle d’une psychoéducatrice en milieu scolaire est de travailler auprès d’élèves ayant des troubles d’adaptation, de comportements, d’interaction sociale avec les autres, des difficultés d’agressivité ou de violence. Également, cela exige de travailler auprès de tous les élèves afin de faire un travail de prévention. Lara Quevillon donne l’exemple de l’intimidation pour illustrer la prévention qu’elle fait auprès des jeunes. Elle souligne également qu’elle doit amener les élèves à avoir des comportements positifs envers les autres, comment se faire des amis, comment avoir des comportements sociaux adéquats.

 

Au cours des dernières décennies, le rôle des psychoéducatrices s’est adapté aux nouvelles réalités. Autrefois attitrées majoritairement dans des Centres jeunesse, ces dernières jouent désormais un rôle essentiel dans les écoles de la province. « Si je ne fais pas erreur, au sein de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, nous sommes 17 psychoéducateurs. Il faut savoir que nous offrons également un service de soutien clinique aux professeurs et aux éducateurs spécialisés. Lorsqu’ils ont des difficultés avec des élèves ou une situation particulière dans une classe, ils nous présentent la situation et nous réfléchissons à comment nous pouvons faire différemment afin d’améliorer la situation », souligne Mme Quevillon.

 

Attitrée à l’école secondaire des Patriotes de Beauharnois, Mme Quevillon travaille auprès d’une dizaine d’élèves auprès de qui elle assure un suivi. « Une psychoéducatrice peut être attitrée à 5 ou 6 écoles primaires par semaine. Elle peut alors voir en individuel ou en suivi une vingtaine d’élèves durant la semaine ».

 

Créer un lien de confiance est essentiel pour Mme Quevillon qui adore son métier parce qu’elle trouve les enfants et les adolescents de toute beauté. « Je les trouve fascinants. J’adore les voir évoluer dans leur développement en utilisant leurs forces. J’aime la partie sociale, la communication avec les autres. Faire partie intégrale de leur évolution est un privilège. Savoir que nous faisons que nous faisons partie de leurs transformations positives est extrêmement valorisant. Travailler auprès des élèves plus vulnérables m’a appris à travailler encore plus mon empathie, ma capacité à être dans le non-jugement et mes aptitudes à accueillir et comprendre pourquoi ils n’acceptent pas aussi facilement de donner à accéder à leur vulnérabilité. Je suis fière des petits pas qu’ils font chaque jour, je comprends que chaque individu a son propre rythme », conclut Mme Quevillon.

 

 

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

Laisser un commentaire