Une nouveauté qui assurera une présence chaleureuse sur le territoire campivallensien, l’unité mobile chaleur, L’AbriBus a été dévoilée le jeudi 3 décembre.

L’unité mobile de chaleur L’AbriBus est rendue possible grâce à la participation du CISSSMO, de l’organisme MHDV, de Pacte de rue, des Chevaliers de Colomb, du PRAQ, du diocèse de Valleyfield et de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield.(Photo Steve Sauvé)

Inévitablement, l’hiver est une période particulièrement difficile pour les personnes plus vulnérables. Parfois, certains doivent avoir recours à des moyens particuliers afin d’avoir un peu de chaleur. C’est pourquoi L’Abribus a été conçu.

En effet, l’ancien autobus scolaire, qui sera stationné au marché public, 51 rue Hébert à Salaberry-de-Valleyfield, a été entièrement aménagé pour la cause et les besoins particuliers d’une clientèle qui parfois ne cadre pas les mécanismes existants.

« L’abribus accueillera les itinérants ou les personnes plus vulnérables, peu importe leur provenance, explique François Labossière, responsable de l’aménagement de l’unité de chaleur. L’accueil consistera d’abord à les réchauffer, offrir un café, répondre aux besoins de base et enfin, éviter l’hypothermie. »

Deux intervenants de la ressource Pacte de rue et de la Maison d’hébergement dépannage Valleyfield ainsi que deux bénévoles seront sur place à raison de trois jours par semaines, soit le mardi, jeudi et samedi de 19 h à minuit.

Plusieurs partenaires

Plus de huit partenaires se sont donné la main pour rendre le projet qui dispose d’un budget de 14 000 $ possible. Ce partenariat démontre l’urgence d’agir et le besoin réel pour ce genre de projet.

« Nous n’avons pas de chiffre officiel du nombre de personne en itinérance à Salaberry-de-Valleyfield, indique Claude Théoret de l’organisme Pacte de rue. C’est sûr que présentement la population itinérante est en augmentation dans la région. On sait qu’il y a beaucoup de gens dans la région. Nous avons eu un projet de refuge l’été dernier et nous avons accueilli une trentaine de personnes. On parle de l’été où les gens pouvaient préférer dormir à l’extérieur. Nous imaginons que l’hiver, ça peut être aussi important sinon plus. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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