Depuis l’automne dernier, le Centre jeunesse de la Montérégie a mis sur pied un plan d’actions afin de diminuer le nombre de fugues.

Des 800 jeunes hébergés au Centre jeunesse de la Montérégie, 213 sont des fugueurs reconnus. Selon Sophie Dubuc, conseillère-cadre à la DPJ et responsable du projet, 75 % des adolescents placés en réadaptation ne fugueront jamais. C’est donc aux 25 % restants que le projet s’adresse. D’ailleurs, les intervenants ont consulté des jeunes ayant des antécédant de fugues ainsi que leurs parents afin d’élaborer le projet Plan d’actions fugues. « Les jeunes fuguaient, nous devions alors être en réaction. Nous nous inquiétions, ne sachant pas où ils sont. Nous avons opté pour une stratégie différente, préférant être dans la prévention que la réaction », a rajouté Madame Dubuc.

 

« Dès l’arrivée d’un jeune en centre de réadaptation, nous établissons un plan dans lequel nous convenons d’avance des conséquences qu’entrainerait une fugue. Certains jeunes fugueurs, ne revenaient pas, parce qu’ils avaient peur de ce qui se passerait à leur retour. Établir les conséquences, dès le départ, facilite leur prise de décision. Nous avons également doté nos unités, d’un téléphone intelligent, afin que le jeune puisse communiquer avec nous en cas de fugue. Nous leur demandons de nous téléphoner pour nous assurer qu’ils sont en sécurité », a expliqué Madame Dubuc.

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

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