Les visites sont interdites en milieu hospitalier. Les patients sont donc sans contact extérieur. Pour se divertir, ils ont parfois recours à la télévision. Mais, la facture est vite salée.

C’est l’entreprise Hôpitel qui détient le contrat de location de téléviseurs et de films à l’Hôpital du Suroît.

Sur son site internet, Hôpitel décrit sa mission comme étant la preuve de son engagement et sa responsabilité envers l’ensemble de la communauté hospitalière et qu’elle est capable d’offrir aux hôpitaux, aux fournisseurs de soins et aux patients des produits et des services de qualité optimale. Là où le bât blesse, c’est au niveau du prix chargé par l’entreprise en ce temps de pandémie.

« Ma mère est hospitalisée, explique Martine Vermette, qui a dénoncé la situation. En ce moment, nous ne pouvons pas aller la voir. C’est interdit. La seule chose qu’il reste c’est le téléphone et la télévision. Mais, le coût de location pour le téléviseur est de 18 $ pour la première journée et 14 $ pour les jours suivants. C’est incroyablement cher. »

Mme Vermette dit être consciente qu’écouter la télévision n’est pas un service essentiel. « C’est évident qu’il y a pire dans la vie, dit Mme Vermette. Toutefois, c’est la seule chose qu’il reste aux patients pour se divertir. Ce n’est pas comme si nous pouvions aller la voir pour discuter. C’est interdit pour l’instant. Je n’en veux aucunement à l’Hôpital du Suroît puisque le service de télévision est un contrat obtenu par un sous-traitant. C’est donc cette entreprise qui devrait démontrer son bon jugement. »

Du côté de l’entreprise, Hôpitel, le vice-président Serge Legault, indique que des discussions ont lieu en ce moment avec les dirigeants des centres hospitaliers. « C’est le cas pour l’Hôpital du Suroît, dit M. Legault. Nous avons proposé que l’établissement couvre uniquement les frais de base. Si c’est accepté, nous allons ouvrir l’ensemble de nos téléviseurs et les patients pourront se divertir gratuitement. On attend la réponse. »

Notons finalement que des hôpitaux dans la métropole ont déjà conclu des ententes avec l’entreprise afin d’offrir aux patients de se divertir gratuitement.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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