Une dame coupable d’avoir agressé l’intervenante de la DPJ

Caroline Gleeson a été reconnue coupable de harcèlement. (Photo: Steve Sauvé)

Accusée de harcèlement sur une intervenante de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), Caroline Gleeson a été reconnue coupable, le mercredi 17 octobre au palais de justice de Valleyfield..

La résidente de Vaudreuil-Dorion aurait harcelé l’intervenante lors d’une visite supervisée de l’accusée dans les installations de la DPJ. L’événement reproché à la dame de 42 ans s’est déroulé lorsqu’elle était dans les locaux de la DPJ.

Appelée à témoigner, la victime a expliqué que le 14 avril 2015, Caroline Gleeson s’est présentée à son rendez-vous avec 20 minutes de retard. Bien que le protocole en place est qu’un retard de 15 minutes annule automatiquement une visite, celle-ci a été autorisée.

« Plus la rencontre se déroulait et plus Mme Gleeson avait un comportement inadéquat, indique la travailleuse sociale qui a raconté les faits au juge. À un certain moment, elle a enfreint une condition que la Cour lui a imposée et j’ai dû intervenir. »

Dès que l’intervenante a averti la dame, qui compte 55 comparutions au tribunal de la jeunesse dans les 36 derniers mois, celle-ci est devenue agressive. « Elle s’est mise à crier, explique la victime. Elle a bloqué la porte de l’endroit où nous étions. J’ai tenté de prendre le téléphone pour appeler à la réception, mais elle l’a lancé au sol. Elle s’est approchée de moi. Elle m’a pointé à quelques centimètres du visage en m’injuriant. »

Caroline Gleeson n’a pas retenu les services d’un avocat pour son procès qui s’est déroulé pendant plus de six heures. À la barre, elle a nié en bloc les accusations. Son choix de se représenter seule est d’ailleurs un fait marquant de la procédure. À chacune des six occasions où l’accusée a tenté de déposer des documents en preuve, la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mylène Brown, s’est opposée. Le juge Richard Marleau a accepté cinq des six objections de la juriste.

Après avoir reconnu Caroline Gleeson coupable, le juge Marleau a insisté pour prononcer la sentence sur-le-champ. Par conséquent, Caroline Gleeson a indiqué qu’elle souhaitait poursuivre sa carrière dans le domaine aérospatial, mais qu’un casier judiciaire pourrait l’empêcher de se trouver un travail.

Devant la situation, le juge Marleau a condamné Caroline Gleeson à une absolution conditionnelle à une probation de 18 mois. De plus, Caroline Gleeson a l’interdiction formelle de communiquer avec sa victime.

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