Pour justifier son délit, il se dit facilement influençable

Liam Lajeunesse se dit quelqu’un de très influençable. (Photo: Facebook)

Liam Lajeunesse a reconnu sa culpabilité, le lundi 13 août au palais de justice de Valleyfield, à des accusations d’introduction par effraction et à un vol d’arme à feu.

Les faits reprochés envers le jeune homme de 19 ans se sont déroulés le 19 janvier dernier. En compagnie d’un autre individu, qui est âgé de moins de 18 ans, Liam Lajeunesse s’est introduit dans une résidence afin d’y voler des biens. Après avoir mis la main sur un trousseau de clés, l’accusé est parvenu à ouvrir une armoire dans laquelle se trouvaient des armes à feu. Il en a dérobé cinq.

«À la base, c’est l’autre personne qui m’a demandé de faire le vol, dit l’accusé envers la juge Marie-Chantal Doucet. Il ne me lâchait pas et j’ai fini par dire oui. Je suis influençable.»

Alors que le duo se trouvait dans la résidence, le propriétaire est arrivé. Les policiers ont été appelés et les agents ont procédé à l’arrestation des deux lascars alors qu’ils tentaient de prendre la fuite. Les juristes impliqués dans le dossier, Me Camille Taillefer pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales et Me Louis-Philippe Mercier en défense, ont présenté à la juge Doucet une suggestion commune. Par conséquent, Liam Lajeunesse a été condamné à une sentence avec sursis, à une période de probation de deux ans, dont 15 mois se fera avec des suivis et à l’obligation de faire 240 heures de travaux compensatoires, à être exécuté en 18 mois. De plus, il a l’interdiction formelle de la Cour d’avoir en sa possession des armes à feu, arbalètes, armes prohibées, armes à autorisation restreinte, dispositifs prohibés, munitions, munitions prohibées et substances explosives, ou l’un ou plusieurs de ces objets pour les 10 prochaines années.

Le juge Doucet a aussi souligné à l’accusé que même s’il n’a aucun antécédent judiciaire, qu’elle se questionnait. «Ça prend quelqu’un avec un esprit criminel pour s’introduire dans une maison. Ce n’est pas rien. Le Code criminel prévoit une peine pouvant aller jusqu’à la perpétuité pour ce genre d’infraction.»

Ce à quoi l’accusé a répondu qu’il était un individu influençable et qu’il s’était laissé convaincre par son complice. 

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