Salut Lucie

Lucie Charlebois a occupé la fonction de députée de Soulanges pendant 15 ans.

Je travaille dans le domaine des médias depuis sept ans déjà. Des entrevues, j’en ai réalisé un nombre incalculable. Par mon style journalistique, j’ai rencontré plusieurs élus. Parfois, les gens disent : on va envoyer Steve pour cette entrevue. Ça va donner un texte avec du mordant.

Effectivement, je ne fais pas dans la dentelle. J’aime aller au-devant, poser les questions qui dérangent et surtout, sortir mon interlocuteur de sa zone de confort. Même lorsque je n’ai pas l’intention de le faire, je le fais sans m’en apercevoir.

Mon travail est ma passion. Je ne compte pas les heures que j’y consacre, car je n’aimerais pas voir mon taux horaire diminuer de façon vertigineuse. Mais, je le fais par choix et par conviction. Pourquoi donc ? Parce que j’aime cela et surtout, ma rigoureuse humilité fait en sorte que je veux être le meilleur.

J’ai écrit plus haut que je côtoie plusieurs personnes dans le cadre de mes fonctions. J’en ai connu une il y a sept ans. J’étais dans une conférence de presse et je l’avoue. La dame qui prenait la parole avait la même passion que moi pour son travail. Pire, elle consacrait encore plus de temps que moi à ses tâches professionnelles. Cette dame c’est Lucie Charlebois. Celle-là même qui depuis les 15 dernières années, a mis sa vie sur pause afin de prendre soin des citoyens de Soulanges. À de multiples reprises, j’ai entendu Mme Charlebois dire que son comté était le plus beau du Québec. Effectivement, ça peut paraitre cliché, mais elle le pensait et elle le pense encore aujourd’hui. J’en suis certain.

Mme Charlebois et moi avons eu plusieurs discussions. Pas toujours les plus courtoises, mais, lorsque deux passionnés ont une divergence d’opinions, il y a alors place à un débat. Cependant, difficile d’avoir le dernier mot avec une dame qui connait ses dossiers sur la pointe de ses doigts. Peu importe la conviction politique, une chose est indéniable, lorsque j’ai eu le dernier mot avec Lucie Charlebois, c’est qu’elle a bien voulu m’accorder ce privilège. Je l’assure, j’ai tenté de la prendre en défaut sur des sujets que je croyais qu’elle ne connaissait pas en profondeur. Encore là, impossible. Elle pouvait pratiquement me dire où étaient placées les virgules dans le dossier tellement elle le connaissait.

Le 1er octobre, à la suite de l’élection provinciale. Lucie Charlebois a été défaite. Les militants libéraux sont chagrinés. La région a possiblement assisté à la fin de la carrière politique de la plus grande défenderesse du dossier du futur Hôpital de Vaudreuil-Soulanges. Si ça n’avait été que de Mme Charlebois, il y a des lunes que la construction serait terminée. Toutefois, même avec les meilleures convictions, il faut parfois respecter les délais.

C’est rare que je laisse connaitre mon opinion personnelle dans une tribune, cependant, là c’est différent. Je trouve important de souligner le dévouement de Mme Charlebois envers sa région. Sa passion pour faire la différence dans la vie des gens, mais surtout, pour lui souhaiter enfin de retrouver ses petits-enfants et bien évidemment, pour lui dire qu’encore une fois, c’est elle qui possède le dernier mot.

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