Pas de dinde ni de tourtière… que des visites dans les hôpitaux!

Éditorial de Nicola Di Narzo, journaliste

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Cette année, c’est un peu particulier. Je me suis retrouvé au milieu d’une série de malentendus autour des festivités de Noël. Pas de dinde pour moi, ni de tourtière, pas de repas copieux traditionnels, ni de gros partys, mais des visites dans les hôpitaux.

C’est tout autant particulier de me retrouver à Noël avec plusieurs personnes de mon entourage qui sont hospitalisées pour différents motifs. La préoccupation est certainement de la partie, mais aussi la tristesse profonde de savoir que ces personnes se retrouvent seules au cœur des festivités.

Ainsi, je leur ai rendu visite avec amour et compassion. Cela m’a permis de rapidement me rendre compte que bien des gens dans les hôpitaux sont seuls et ne semblent pas avoir de visite pendant ces jours fériés. Je voyais des visages accablés non seulement par la maladie, mais aussi par la solitude. Certains me regardaient passer dans le corridor comme avec envie, leurs regards tristes semblaient quémander une parole, un geste, un moment d’intimité… pour les sortir de l’isolement.

Noël à l’hôpital

Le jour de Noël, en marchant avec mon oncle, je voyais ces mêmes personnes qui nous observaient et semblaient se distraire à nous écouter parler italien. « Forza Italia » (un slogan italien qui signifie vive l’Italie ou encore de l’avant Italie) nous cria un monsieur qui arborait encore les vestiges d’une opération à cœur ouvert. « Forza Italia? » Une façon plutôt sympathique d’entamer une conversation. Quelques mots échangés autour de l’Italie semblent avoir suffi pour redonner le sourire à cette âme esseulée.

Et je repensais à ces années de ma jeunesse pendant lesquelles j’allais chanter pour des personnes âgées ou malades dans les CHSLD ou dans les résidences. Avec quelques amis, nous partions, l’air gêné, mais rapidement nous trouvions l’audace du dialogue dans la résurrection des sourires qui semblaient morts.

Nous ne trouvions jamais de mots pour encourager ou soutenir ces personnes. Notre manque de sagesse et notre esprit encore trop superficiel nous empêchaient probablement de nous faire conseiller. Pourtant, ces conversations sans but semblaient plaire plus que des grands discours.

Être présence

C’est aussi ce que me partageait un ami qui a dû être opéré d’urgence, s’étant déchiré un tendon de la jambe. Étant hospitalisé depuis plusieurs jours, il me disait « Tu sais, c’est fatiguant de voir les gens qui viennent me dire que tout va bien aller et essayer ainsi de me remonter le moral. Au lieu de m’écouter et d’entendre ma souffrance, ils glissent tout cela en dessous du tapis en me disant que tout va bien aller… j’ai juste besoin de présence et d’écoute, pas de gros discours! » J’avoue que lorsqu’il me partagea cela je me demandais si je n’avais pas été de ceux-là!

Cependant, je n’y trouvai pas d’offense! Je me rappelai mes années sans discours et mes visites spontanées du jeune encore sans grandes responsabilités. Je n’avais ni horaire ni objectifs… que l’innocence et le désir de faire sourire.

Et si nous partions tous aller visiter des malades? Si les jeunes familles s’empressaient de rendre visite même à des inconnus, ne serait-ce pas une belle façon de répandre l’amour? Être témoin du bon, du bien et du vrai au lieu des choses négatives qui nous entourent?

Allez! Défi! Défi d’aller visiter des gens seuls, des malades, des personnes en centre d’accueil ou en hôpital! Je parie que vous ferez naître de grands sourires et vous en ressortirez avec la joie profonde d’avoir fait une différence.

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