Éditorial – Le diachylon au lieu du remède ?

Ça jase dans les chaumières depuis quelques mois… Et ça risque de jaser encore plus avec l’annonce de la Ville de Vaudreuil-Dorion sur les intentions d’une entreprise de recherche sur le cannabis de venir s’installer chez nous, dans notre région.

Bien que nos gouvernements tentent depuis plusieurs mois de nous rassurer sur la légitimité de leur décision et sur leur niveau de préparation à ce qui s’en vient concernant sa légalisation, plusieurs d’entre vous demeurent inquiets et perplexes face à ce changement de loi.

Les avis sont partagés, mais je dois avouer que de mon côté, l’information qui vient à moi est que peu de citoyens voient la légalisation du cannabis comme un changement positif. En fait, plusieurs disent que « ça pas de }#<<>€ de bon sens » et se demandent « où on s’en va comme société? ».

Peut-être exagèrent-ils, peut-être pas, mais un fait demeure : cette légalisation du cannabis ne fait pas l’unanimité, loin de là. Comme maman et femme d’affaires responsable d’une équipe, je me pose bien des questions sur le pourquoi et le comment. Cet automne, j’ai assisté à une séance d’information donnée par le député libéral fédéral M. Peter Schiefke; une séance qui a suscité plusieurs questions et où les citoyens se sont montrés préoccupés.

On sait depuis longtemps que le cannabis fait du dommage et peut mener vers d’autres substances plus « dures ». Le légaliser signifie pour plusieurs d’entre vous d’en banaliser les effets, et j’avoue que comme personne qui n’y a jamais touché, je m’en inquiète.

Ce que pense la maman en moi

Une des raisons que l’on nous donne (je dis une, car il y en a d’autres) est que nos jeunes Canadiens font partie malheureusement des jeunes les plus « déprimés » au monde et font aussi partie des plus grands consommateurs. Mais est-ce que légaliser cette drogue permettra un meilleur contrôle de la consommation de nos jeunes? Permettez-moi d’en douter.

Je suis persuadée que comme société nous mettons malheureusement nos efforts à la mauvaise place, nous ratons la cible. Si nos jeunes sont si mal en point, ne devrions-nous pas plutôt prioriser leur santé mentale, et ce, dès leur plus jeune âge? Ne devrions-nous pas comme société (et comme gouvernements) faire un bon examen de conscience pour trouver POURQUOI nos jeunes ont ce mal de vivre? En quoi notre système de performance et notre présumée évolution les ont laissés tomber? Je pense que c’est là que le bât blesse, et qu’il est URGENT de travailler tous ensemble sur cette fondamentale question. Il y a une raison pour laquelle nos jeunes se gèlent les émotions…. Enlevons-nous la tête dans le sable!

Regardons les pays où la consommation des jeunes est au plus bas et inspirons-nous d’eux… Après tout, ils doivent faire quelque chose de bien!

Et la boss dans tout ça ?

Et bien la boss n’est pas plus rassurée que la maman. Elle ne se sent pas équipée pour y faire face et gérer ce nouvel état de fait en devenir. Et elle se sent abandonnée dans tout ça! Elle aurait aimé que les PME (comme celle que je dirige), qui constituent plus de 95% de l’économie canadienne, soient responsables de 95% de la décision. Gageons que la décision du gouvernement aurait été différente! Du moins c’est ce que je crois si je me fie à ce que j’entends… mais ce ne sont que des suppositions.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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