Nicolas Lalonde: De Saint-Lazare à Granby pour se trouver

Photo: Jean-Philippe Sansfaçon
Photo: Jean-Philippe Sansfaçon

Nicolas Lalonde termine une formation de 10 mois à l’École nationale de la chanson. C’est à Granby que l’ancien étudiant en littérature s’est exilé pour mieux se découvrir soi-même, tout en se perfectionnant comme auteur-compositeur-interprète.  

Avec les 13 autres finissants de sa cohorte, l’artiste présentera le fruit de sa création et de son exploration artistique, lors de deux représentations : le 8 juin, au cégep de Granby, et le 9 juin, à l’Astral à Montréal, dans le cadre des Francofolies.

« On est une cohorte d’amis, de frères, de sœurs, de proches parents. On a passé beaucoup de temps ensemble dans les cours et en dehors des cours. On s’entraide beaucoup » avoue l’artiste qui tient à souligner que le fait de quitter la maison familiale lui a permis de constater combien sa mère et son père ont toujours été très généreux.

L’appel de la chanson

Jeune, Nicolas Lalonde habitait à Vaudreuil-Dorion, avant de déménager à Saint-Lazare. Il a fréquenté la Cité des Jeunes où il se fondait dans la masse. C’est davantage à son arrivée au cégep de Valleyfield qu’il a commencé à s’exprimer, à déployer ses ailes pour s’envoler vers la musique. À 15 ans, il commence à composer, en plus de s’impliquer dans la radio étudiante et de participer à Cégep en spectacle.

« J’ai trouvé l’écriture et la composition musicale comme un refuge pour m’affirmer et communiquer avec les autres. Je me trouvais dans la culture québécoise, la langue française et la poésie. J’ai décidé d’aller à l’université en études littéraires pour devenir professeur, mais je me suis rendu compte que je n’étais pas prêt », raconte l’artiste de 21 ans dont le passage à l’UQAM a été bref, car l’appel de la chanson était trop fort.

La description du cours sur le site Internet de l’École nationale de la chanson l’a charmé. Le jeune artiste était attiré par la mission de l’endroit. « L’école nationale de la chanson a comme but premier d’ériger le naturel de chacun en monument. On est formé à devenir ce qu’on aspire à être. Je me rencontre que plus on se découvre, plus on se cherche », souligne l’artiste qui a été choisi dès sa première tentative.

Du folk métal à la poésie

Adolescent, il a commencé par jouer du folk métal, pour ensuite s’assagir et découvrir la guitare acoustique et l’écriture de parole. Il apprend, maintenant, à distiller encore plus pour donner le maximum de vécu dans les images sans noyer les gens par un surplus d’information. L’école lui a permis de se centrer et de se trouver.

Les textes de Nicolas Lalonde sont d’abord des poèmes avant d’être mis en musique sur des airs progressifs, jazz, folk et rock. Sa poésie est fertile en déblatérations et envolées. Il s’inspire beaucoup des poètes d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi de Genesis, Pink Floyd, Radiohead, Avec pas d’casque, Karkwa et Philippe Brach.

Selon les dires de l’auteur-compositeur-interprète, la chanson qu’il fera au spectacle de fin d’années traite de la lutte dans la recherche de soi, à travers les contradictions qui sont fragilisantes pour un être humain qui essaye de se comprendre. C’est avec ses amis finissants que le volubile auteur présentera sa création aux publics de Granby et de Montréal, la semaine prochaine.

Pour mieux se retrouver, il faut d’abord se perdre.

 

 

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