Mourir de rire au Théâtre des Cascades

Le Théâtre des Cascades annonce la pièce qui fera rire ses spectateurs pendant la saison estivale : Ciao papa!, une comédie de Jonathan Gagnon. Il sera question de mafia, de famille et de salon funéraire. Il y aura donc de l’action à Pointe-des-Cascades cet été.

L’histoire met en scène Tino Scalabrini préparant une somptueuse cérémonie funéraire pour son père, le parrain de la mafia montréalaise. L’organisation est confiée à Gaston Cloutier et à son apprenti Stéphane Tremblay. Avec l’entrée en scène de la séduisante secrétaire Cindy, du Dr Beauchesne et de son patient M. Dubois  l’action sera lancée et les spectateurs seront morts de rire d’assister à cette comédie de situation remplie de chassés-croisés et de cachettes.

Mise en scène par Josée Deschênes, la pièce mettra en vedette les comédiens Jean-Pierre Chartrand (Monsieur Dubois), François-Xavier Dufour (Dr Antoine Toni Beauchesne), Marie-Pier Labrecque (Cindy), Roger Léger (Gaston Cloutier),  Daniel Thomas (Tino Scolabrini) ainsi que François L’Écuyer (Stéphane Tremblay). D’ailleurs, ce dernier a accepté, dans les derniers mois, de devenir l’un des copropriétaires du théâtre, en remplacement d’Olivier Aubin qui a quitté après la saison 2016.

Nouveau directeur

Visage bien connu au Québec, François L’Écuyer est l’interprète derrière le personnage de Denis Filion de L’auberge du chien noir. Depuis quinze ans, les téléspectateurs aiment le détester. Il a donc travaillé de près avec Josée Deschênes et Roger Léger, avec qui il se retrouvera sur scène cet été.

Trente ans après son entrée au Conservatoire, Francois L’Écuyer signe le mot du directeur sur le site Web du Théâtre des Cascades. C’est avec un immense plaisir qu’il a accepté de se joindre à l’équipe de ce théâtre d’été. Il brûle d’impatience d’accueillir les spectateurs lors de leur visite à son théâtre, l’un des plus beaux au Québec.

«J’avais déjà joué deux fois au Théâtre des Cascades. C’est un endroit que j’aime beaucoup. Je ne pensais pas devenir copropriétaire d’un théâtre. Disons que ce n’était pas dans mes plans initiaux. J’aime beaucoup entrevoir mon rôle au niveau de l’accueil. J’aime faire le tour des tables tous les soirs pour saluer les spectateurs. C’est ce qui a beaucoup pesé dans la balance dans mon choix. Je dis toujours que je veux rendre le monde plus beau, un sourire à la fois», lance François L’Écuyer, soulignant que c’est plus facile de faire rire les gens quand on a déjà une petite complicité avec eux.

François L’Écuyer a aussi participé au choix de la pièce, en plus d’avoir donné son opinion sur le choix de la distribution, même si le choix des comédiens reposait principalement entre les mains de la metteure en scène en qui il a une confiance inébranlable.

« J’ai une confiance absolue dans le sens de la comédie de Josée. Une comédie, c’est comme une partition. C’est précis la comédie. J’aime beaucoup ce côté presque chirurgical. Quand on a quelque chose de placé, c’est important de respecter le rythme établi. En plus, cette pièce a matière à beaucoup de rebondissements », souligne le nouveau directeur.

« Je n’opère pas à cœur ouvert. J’essaye juste du mieux que je peux d’ouvrir le cœur. » – François L’Écuyer

Apprivoiser la mise en scène

Contactée trois semaines avant le début des répétitions, Josée Deschênes était totalement plongée dans son travail de metteure en scène. Elle rigole en disant que puisque c’est sa première mise en scène,  cela lui demande plus de travail, car il y  a davantage d’avenues à explorer que lorsqu’elle joue un seul rôle sur scène.

«Il faut que je travaille tous les personnages dans la globalité de la pièce. Chacun des personnages, il faut que j’aie une idée un peu de ce qu’ils vont être. Je me trouve à travailler un peu tous les personnages comme si j’allais les jouer. Je pense que c’est plus d’ouvrage. Je suis très contente de faire ça. C’est une belle pièce et c’est bien le fun», confie Josée Deschênes, qui avait accueilli avec surprise la proposition de Roger Léger de relever le défi de la mise en scène. Une suggestion qui arrivait au bon moment, car elle n’avait pas le temps de jouer au théâtre pendant la saison estivale et qu’elle avait envie d’essayer quelque chose de nouveau.

Les répétitions débuteront le 16 mars. Les comédiens et la metteure en scène auront environ trois mois pour se préparer avant la première au mois de juin. Ils ont beaucoup de travail sur la planche, mais cela se déroulera dans le plaisir, plusieurs étant des partenaires de travail et des amis de longue date. La metteure en scène se dit confiante.

« J’ai la qualité et le défaut d’être une actrice. Je sais qu’un coup que le metteur en scène est parti, le spectacle il nous appartient. À un moment donné, on a besoin que les parents s’en aillent pour voler de nos propres ailes. C’est des acteurs talentueux et intelligents, donc je leur fais confiance. Quand les choses ont été bien travaillées et bien mises en place, d’habitude ça fait juste fleurir », conclut Josée Deschênes, promettant d’aller faire son tour quelques fois au courant de l’été pour voir comment la pièce évolue. 

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