Coteau-du-Lac revisite son histoire

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Présents à l’inauguration, le maire de Coteau-du-Lac, Guy Jasmin, entouré des membres de la Société d’histoire de Coteau-du-Lac et des membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, section Coteau-du-Lac. Le Coteaulacois Gilles Guérard et sa conjointe ont également participé à l’événement.

La Société d’histoire, en collaboration avec la Ville de Coteau-du-Lac, a procédé à l’inauguration du 10e panneau de son circuit patrimonial.

Ce nouveau panneau, installé au coin du Chemin du Fleuve et du Rang Saint-Emmanuel, comporte deux volets. Retour sur le traversier Coteau-du-Lac – Grande-Île et la Croix de chemin.

Deux hommes entreprenants

Le premier volet relate l’histoire du traversier Coteau-du-Lac – Grande-Île. De 1924 à 1954, le traversier « Beauharnois » fut un des plus importants services publics à la disposition des coteaulacois. Ce sont deux Campivallensiens, Arthur Gauthier et Théodore Bélanger, qui firent l’acquisition du « Beauharnois » en septembre 1924. La société qu’ils inauguraient s’appelait Valleyfield Coteau-du-Lac Ferry. En 1925, cette nouvelle traverse était alors la seule voie de communication par automobile entre les deux rives du Saint-Laurent depuis Gananoque (les Mille-Îles) jusqu’à Montréal.

Durant ses premières années d’exploitation, ce service n’était pas très profitable à ses propriétaires. Leur persévérance leur gagna cependant la confiance du public, au point qu’en 1940, le volume de véhicules motorisés transportés atteignit plus de 30 000. Cette augmentation régulière du transit étoffa les arguments de ceux qui tâchaient d’obtenir la construction d’un pont entre les deux rives. Ainsi, à la suite d’une promesse électorale datant de 1936, le nouveau Pont Monseigneur Langlois a été inauguré en 1954, mettant fin à la vie du traversier.

Un emblème municipal

Le deuxième volet du panneau patrimonial fait un retour sur l’histoire de la Croix de Chemin. C’est tout près de sa maison, devant le 175, chemin du Fleuve à Coteau-du-Lac, que monsieur Albert Guérard a érigé une croix en 1946 en reconnaissance à Dieu pour faveurs obtenues. Il a construit la croix en bois avec un socle en ciment et la peignit en rouge. Il y installa un Christ en poussière de pierre qu’il avait importé d’Italie. Vers 1970, la croix a été refaite en ciment puisque sa structure en bois portait les usures du temps. Son socle est demeuré inchangé.

La maison d’Albert Guérard, vendue en 1980, fut détruite par un violent incendie peu de temps après sa vente. Toutefois, son fils Gilles avait bâti sa maison juste derrière la croix. Elle est donc restée dans la famille Guérard jusqu’en 1996, moment où elle fut donnée à la Fondation pour la culture et l’éducation qui a accepté de la mettre sur ses terrains du Manoir de Beaujeu, au coin du Chemin du Fleuve et de Saint-Emmanuel, à Coteau-du-Lac.

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