Parrainage de trois familles de réfugiés syriens

Photo Caroline Bonin
Photo Caroline Bonin

Des gens provenant de milieux paroissiaux, communautaires et municipaux de Vaudreuil-Dorion et de L’Île-Perrot ont constitué un comité pour parrainer trois familles syriennes issus d’un tissu relationnel d’une même famille et résidant actuellement au Liban.

L’annonce a été faite, le 9 mai dernier, à l’église Saint-Michel. Le comité est constitué de l’abbé Normand Bergeron, Martin Bellerose, Dalal Carpentier, Anne Coulter, Robert Girard, Francis Hamel, Martine Hébert, Madeleine Langlois, Chloé Marcil, Alice Morrison et Johanne Piché.

« J’avais faim, et vous m’avez donné à manger; J’avais soif, et vous m’avez donné à boire; J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli; J’étais nu, et vous m’avez habillé; J’étais malade et vous m’avez visité; J’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi », a lu l’abbé Normand Bergeron en précisant que cet extrait de l’évangile selon saint Matthieu est la trame de fond de leur démarche de parrainage.

Depuis quelques mois, le comité travaille dans l’ombre à élaborer un plan d’action et à tisser des liens. Dès les premières rencontres, le comité s’est doté de l’expérience du Service Jésuite des Réfugiés (SRJ), qui assure la liaison entre les instances gouvernementales. Le SRJ a été fondé, il y a plus de 30 ans. Le processus de parrainage étant complexe, leur expertise est très appréciée, particulièrement pour comprendre le processus, remplir les documents et faire la liaison avec les instances gouvernementales et l’immigration.

Processus laborieux

Le processus d’un parrainage privé par un organisme caritatif est toujours long. Dans le cas du comité de Vaudreuil-Dorion-Île-Perrot, les démarches ont débuté en novembre 2015, mais l’arrivée des familles est estimée à l’hiver ou au printemps 2017. Pour le moment, les différents documents ont été remplis et acheminés. Les prochaines étapes seront l’étude du dossier par le gouvernement du Québec pour le certificat de sélection, l’évaluation du dossier par le gouvernement du Canada et le traitement de la demande par le bureau des visas. Le processus ne s’achèvera pas là, les réfugiés devront également passer des examens médicaux et de sécurité.

« Une fois que tout ça est fait, la famille est prête à arriver. Quand la famille arrive, c’est là que le fun commence. D’après d’autres paroisses qui ont vécu la même expérience, c’est vraiment rassembleur », assure Norbert Piché du Service Jésuite des Réfugiés, qui accompagne le comité dans sa démarche de parrainage.

Besoins multiples

Pendant la longue attente, le comité aura un grand nombre de choses à mettre en place afin d’accueillir les réfugiés. Les paroisses de Saint-Michel et de Notre-Dame-de-Lorette se sont engagées à poser les bases financières du parrainage des réfugiés. Cependant, le comité devra amasser 25 000 $ par famille parrainée, soit un total de 75 000 $. Ce montant servira au parrainage et lors de la première année des familles au Québec. Jusqu’à maintenant, le comité a amassé 10 % de son objectif, soit 7500 $. Les dons en argent peuvent être faits à la paroisse Saint-Michel.

De plus, la générosité des citoyens est sollicitée pour des dons de mobilier et de vêtements. Le comité cherche, de ce fait, un endroit où les dons matériels pourront être entreposés pendant les 10 prochains mois.

L’année prochaine, le comité aura besoin de soutien afin de trouver des logements abordables et des emplois aux familles, mais également afin d’accompagner les réfugiés à s’établir : inscription à l’école, gestions des finances personnelles, aide au déplacement, connaissance de la communauté et apprentissage de la langue.

Pour plus de renseignements : 450 455-4282

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