Mode de vie zéro déchet Béa Johnson en conférence au théâtre Paul-Émile-Meloche

 

photo credit Jacqui J.

Béa Johnson, surnommée la grande prêtresse du zéro déchet par le New York Times, était de passage à Vaudreuil-Dorion, le 24 octobre dernier. La dame y a offert une conférence toute en humour sur son parcours qui l’a amenée, avec sa famille, à consommer moins et à réduire leurs déchets.

Texte de Mona Rochon – En entrevue, Madame Johnson, qui est née en France mais vit aux États-Unis, a expliqué l’origine de cette réflexion. Auparavant, elle et sa famille vivaient comme la majorité des Américains, sans se soucier des déchets qu’ils produisaient. Puis est arrivée la crise économique de 2008.

À cette époque, la famille Johnson choisit de s’établir dans une toute petite demeure en attendant de trouver plus grand. Avec la plupart de leurs possessions en entreposage, la petite famille s’est rendu compte qu’il était possible de vivre avec moins. En réfléchissant sur leur mode de vie et de consommation, Madame Johnson a constaté qu’elle et sa famille gaspillaient beaucoup, et qu’ils consommaient pour accumuler des choses dont ils n’ont pas besoin.

Madame Johnson a poussé la réflexion encore plus loin en constatant la quantité faramineuse de déchets qu’elle et sa famille produisaient. Elle avait entendu parler d’un mouvement zéro déchet pour les industries, mais le terme ne s’appliquait pas encore aux particuliers.

photo credit Nikola Bruncová

« Au début, on s’en est pris plein la gueule, dit-elle en entrevue. On nous a dit que nous étions granos, que ça ne servait à rien, qu’on se cassait la noix pour rien, » ajoute-t-elle. Mais ce mode de vie lui a permis de faire 40 % d’économies sur les achats pour sa famille. Et contre toute attente, ce mode de vie fait des adeptes partout dans le monde.

Avant même de réduire, réutiliser et recycler, les trois R du recyclage, elle prône le refus. Elle n’achète que ce dont elle et sa famille ont besoin, rien de plus. Une fois ces principes appliqués, elle pratique le compost. Ce qui reste, et il en reste très peu, ira dans un bocal d’un litre. C’est tout ce qu’elle et sa famille produisent en un an.

Dans une vidéo présentée avant la conférence de Madame Johnson, le maire de Vaudreuil-Dorion mentionnait qu’éventuellement, les citoyens devront payer pour la quantité de déchets qu’ils produisent. « Les bacs seront pesés lors de la collecte. Plus il y aura de déchets, plus ça coûtera cher, » a-t-il indiqué. De là l’importance d’une conférence comme celle de Madame Johnson, et de toutes les initiatives zéro déchets que l’on retrouve à Vaudreuil-Dorion depuis quelque temps.

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