Une enseignante enjolive l’école La Riveraine de Saint-Zotique

L’initiative de Mélissa Boulanger donne plus de couleur à son école. Photo Facebook Mélissa Boulanger

Dans l’optique de modifier quelque peu la perception des élèves vis-à-vis de l’école, une enseignante de l’école primaire La Riveraine de Saint-Zotique a réalisé un projet des plus colorés qui donne un peu de vie au décor.

Une initiative qui a réussi et dont Mélissa Boulanger, enseignante en classe multi niveaux (3e et 4e année), est très fière.  « Ça faisait un petit bout que je voulais faire quelque chose comme ça, dit-elle d’entrée de jeu. Grâce à une maman (Isabelle Coupal et son entreprise ICGraphix), notre école est plus colorée et nos valeurs sont à la vue tous les jours.  Cette année, c’est avec la collaboration des parents et de mon directeur que j’arrive à réaliser toutes mes idées », de dire l’enseignante remplie d’enthousiasme.

En tant qu’enseignante, toujours à l’affût des nouveautés, elle admet farfouiller sur internet aussitôt qu’elle le peut pour s’inspirer. « Dans ma démarche de perfectionnement professionnel, je me suis donnée comme mission de transformer la perception des élèves face à l’école et le projet des marches que j’ai entrepris s’inscrit dans cette mission qui comporte plusieurs autres projets. Que ce soit avec le bar à smoothies que j’ai intégré à ma routine en classe en septembre dernier ou l’élaboration d’un musée vivant démontrant les différents modes de vie des Iroquois, des Algonquiens et des Incas l’an dernier, j’essaie de réinventer mon enseignement pour en offrir plus à mes élèves », d’expliquer Mélissa Boulanger.

Sa démarche

Pour élaborer ses projets, elle s’inspire de ce qui est fait et elle le transforme en y ajoutant sa touche personnelle. «  Il y a trois ans, mes élèves ont écrit 24 livres à la manière de l’auteure Élise Gravel. Ce projet m’a amenée à l’Assemblée nationale pour recevoir le prix reconnaissance en lecture et Mme Gravel est venue nous rendre visite en classe. J’adore faire des projets qui sortent de l’ordinaire. Mais cette année, je voulais faire des projets qui allaient toucher tous les élèves de l’école », énonce-t-elle.

C’est ce qui s’est produit pour le projet des contremarches. «  Il y a plusieurs mois, j’ai vu passer une idée semblable qui avait été réalisée dans une autre école. De mon côté, je cherchais depuis longtemps quelque chose de coloré et de significatif pour embellir notre école que je trouvais bien fade. J’ai proposé le projet à mon directeur, Patrice Perreault, en lui expliquant que je voulais apporter une touche de couleur et développer un sentiment d’appartenance auprès des élèves en affichant des phrases qui expriment nos valeurs d’école et qui rejoignent notre projet éducatif. Aussitôt son accord reçu, j’ai fait des démarches auprès des parents des élèves de ma classe pour trouver quelqu’un qui pourrait m’aider à réaliser mon projet, car les idées, c’est bien, mais les budgets étant limités, il faut innover », croit Mélissa Boulanger.

C’est là que, après avoir sollicité l’aide des parents, une maman de sa classe, Isabelle Coupal et son entreprise de lettrage ICGraphix, est venue à sa rescousse en lui offrant un tarif préférentiel pour la confection et l’installation des bandes avec les phrases sur les contremarches.  « La réaction des élèves, du personnel de l’école et des parents a dépassé mes attentes », raconte l’enseignante émue.

Nouveau projet

Cette réussite l’a motivée à entreprendre un autre projet d’embellissement de son école.  « Les casiers qui sont alignés de chaque côté des corridors sont beiges et manquent de vie. C’est pourquoi, avec l’aide d’une collègue, nous transformerons les casiers ternes en casiers littéraires d’ici quelques semaines.  Chaque casier sera recouvert d’une reproduction de couverture d’un livre (roman, bande dessinée ou album) afin de faire la promotion de la lecture auprès des élèves. Encore là, nous n’avons rien inventé, mais nous nous sommes inspirées d’un projetfait dans une école secondaire et nous l’avons adapté à notre propre réalité du primaire. Nous en sommes à l’élaboration de ce projet », révèle Mélissa Boulanger.

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