Une dernière édition

Après 32 ans de service à la communauté, le journal Première Édition tire sa révérence. L’outil de promotion des entreprises et des organismes et la référence en terme d’actualité locale entame un nouveau chapitre de son histoire, au sein de la grande famille VIVA. La fin de sa publication s’inscrit dans les grandes transformations de votre média local, pour mieux refléter la réalité régionale, comme l’avaient souhaité ses fondateurs.

« Lancer un nouveau journal, c’est également apporter un grand soin à son contenu, à la diversité de l’information qu’il véhicule et à sa qualité. C’est le défi que nous nous proposons de relever  avec vous. Un défi à la mesure d’une communauté elle-même en pleine expansion. Grandissons ensemble! »

Le directeur de l’information Patrick Martinet, et la directrice générale et propriétaire Angèle Marcoux-Prévost, ont écrit ce commentaire à la Une du tout premier exemplaire de Première Édition, distribué pour la première fois le 24 août 1986, à 23 000 exemplaires.

Plus de 30 ans plus tard, une chose est certaine, la communauté de Vaudreuil-Soulanges et l’hebdomadaire Première Édition ont effectivement grandi côte à côte. Pour l’un comme pour l’autre, de nombreux changements ont ponctué les années qui allaient suivre.

« Première Édition ne veut pas seulement se contenter d’être le miroir de ces changements, mais aussi un outil à son service, prêt à s’engager auprès de tous les intervenants qui ont à cœur le développement régional harmonieux », lit-on également dans l’éditorial de 1986.

Ce tout premier exemplaire de 1ère Édition du sud-ouest, comme on l’appelait à l’époque, allait être le premier d’une longue série de journaux à l’image de sa communauté.

Un hebdo qui a pris sa place

À l’emploi du journal L’Étoile au début de la décennie 1980, Angèle Marcoux-Prévost s’occupait des cahiers spéciaux. Développer le contenu et sillonner la région à la rencontre des entrepreneurs étaient de véritables passions pour elle. Elle croyait tellement à l’importance et à la pertinence des journaux locaux qu’une idée a fait son bout de chemin dans sa tête : fonder son propre journal pour faire les choses à sa façon. Avoir en main les rênes de son propre outil de promotion d’une région qu’elle adore : Vaudreuil-Soulanges.

Fonceuse dans l’âme, elle n’a donc pas hésité. À la croisée des chemins, elle a osé. Elle a fondé en 1986 le journal Première Édition.

« J’aime aller à la rencontre des gens, et je crois au rôle fondamental du journal local. Il s’agit d’une courroie de transmission essentielle pour inspirer une communauté », partage Angèle Marcoux-Prévost.

Durant les premières années d’existence du journal Première Édition, l’équipe a travaillé d’arrache-pied pour se tailler une place dans le marché.

« Nous avons dû y mettre du cœur, mais nous avons toujours été très bien reçus. Les lecteurs et les gens d’affaires ont rapidement appuyé le journal Première Édition », se rappelle-t-elle.

Conseiller aux ventes à L’Étoile en 1986, Marc Bélanger se souvient très bien de cette époque d’effervescence. « Quand Première Édition a été lancé, ça a fait des vagues dans le marché! Il y avait déjà L’Écho et L’Étoile. Ça n’a donc pas été facile pour l’équipe de Première Édition de se tailler une place. Mais ça a été possible grâce au travail acharné d’Angèle Marcoux-Prévost », explique-t-il.

Le reflet d’une communauté

Témoin des nombreux changements dans le monde médiatique et dans la société en général, Angèle Marcoux-Prévost insiste sur le fait qu’une communauté a besoin d’une vitrine; d’un outil rassembleur qui lui ressemble.

« Le monde change. Les affaires changent. Aujourd’hui, on remarque plus de grandes chaînes, ce qui laisse parfois moins de place aux commerces familiaux. Pourtant, les entreprises familiales sont le tissu, le cœur d’une région. Et le journal est là pour les mettre en valeur. Il est important de s’adapter à la réalité actuelle, et l’importance d’entretenir un sentiment d’appartenance régional demeure », partage-t-elle.

Un succès partagé

Angèle Marcoux-Prévost, fondatrice et ex-propriétaire.

Pour Angèle Marcoux-Prévost, le succès qu’a connu le journal Première Édition sous la bannière Les Hebdos du Suroît, puis sous la bannière VIVA média, est en grande partie attribuable au soutien de la communauté.

« J’aimerais en profiter pour remercier ceux et celles qui ont fait confiance à Première Édition, et ceux et celles qui continuent à suivre l’évolution à se servir de leur média régional », dit-elle.


En 1986, j’étais à la croisée des chemins et j’ai foncé, en créant le journal Première Édition. Aujourd’hui, VIVA média fait de même. L’équipe fonce et se renouvelle. L’histoire se répète, et j’ai pleinement confiance en l’avenir.
Angèle Marcoux-Prévost, fondatrice et ex-propriétaire.

Une histoire de succès

Au fil des années, Première Édition a gagné le cœur des annonceurs et des lecteurs. De 23 000 copies en 1986, il a continuellement augmenté son tirage pour
dépasser la barre des 61 000 exemplaires hebdomadaires.

Il a également rayonné sur la scène provinciale, décrochant près d’une trentaine de prix au cours de son histoire.

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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