Un ancien gardien du Canadien parle de ses inquiétudes

Ken Dryden a été profondément marqué par le décès prématuré du hockeyeur Steve Montador, en février 2015. (Photo: Céline Pilon)

Dans le cadre de sa 17e saison, l’événement Story Fest a accueilli un invité de marque : Ken Dryden.

(Collaboration de Céline Pilon) L’ancien gardien de but du Canadien de Montréal et membre du temple de la renommée du hockey, a discuté de son dernier livre, Game Change – The Life and Death of Steve Montador and the Future of Hockey, devant près de 165 personnes rassemblées au Centre communautaire Stephen F. Shaar à Hudson.

C’est l’homme d’affaires Michel Poirier qui a présenté son vieux complice en rappelant les premières années de leur amitié. À son tour, Ken Dryden a évoqué quelques souvenirs en partageant, entre autres, un moment particulier. « J’ai découvert et j’ai appris à connaître Hudson par l’entremise de Mike, dit M. Dryden. Mon épouse et moi avions même envisagé nous y établir mais, nous avons choisi d’acheter à Senneville, afin d’être plus près du centre-ville, question de réduire mon temps de déplacement en cas de mauvaise température. »

Les coups à la tête

Ken Dryden a ensuite enchaîné avec le sujet de sa présentation. Paru en novembre 2017, son ouvrage traite de l’augmentation des cas de commotions cérébrales chez les joueurs de hockey et de l’urgence d’agir. Déjà préoccupé par le nombre considérable d’incidents, de blessures et de décès rapportés dans les dernières années, Ken Dryden a été profondément marqué par le décès prématuré du hockeyeur Steve Montador, en février 2015. « En apprenant cette terrible nouvelle, j’ai voulu savoir comment et pourquoi un athlète de 35 ans, qui venait de prendre sa retraite, pouvait mourir ainsi, explique-t-il. À travers l’histoire de Steve, j’explique l’histoire du jeu, de ses origines, comment il s’est développé au fil des années et jusqu’où il peut se rendre et comment y arriver. »

Le décès de Steve Montador a été attribué à l’ECT (encéphalopathie traumatique chronique), causée par les nombreux coups à la tête et les commotions cérébrales qu’il a subis au cours de ses années sur la patinoire. « Ces blessures n’ont pas été le résultat de coups reçus pendant une bagarre, mais au cours du déroulement normal d’un match, essentiellement par la sévérité de certains contacts physiques avec d’autres joueurs ou avec la bande, et pas forcément de façon délibérée, » indique Ken Dryden.

Il décrit les grandes lignes de son analyse du jeu de hockey, de l’évolution et du développement du jeu, sans oublier la condition physique des joueurs qui s’est considérablement transformée au fil des années. Il évoque ensuite ses nombreuses recherches effectuées auprès de médecins spécialistes, de joueurs aux prises avec les conséquences de telles blessures et de son approche auprès des hautes instances de la Ligue nationale de hockey pour discuter de mesures à prendre

Il a souligné, par ailleurs, que le gabarit et la vitesse de déplacement des joueurs sur la glace sont les principales causes de ce type de blessures. Devant cette série d’analyses et de réflexions approfondies, Ken Dryden conclut que les causes étant clairement définies, l’heure est venue de prendre des actions concrètes, autant au niveau de la LNH – et autres associations de hockey et, par extension, de sports de contact – que du gouvernement.

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