Soins palliatifs et aide à mourir : une nuance importante

Patient holding handsCette semaine, de nombreuses maisons de soins palliatifs dans l’ensemble du Québec ont refusé d’offrir l’aide médicale à mourir, qui sera permise à compter de décembre prochain.

La loi 52 prendra effet à compter de la mi-décembre 2015. Malgré tout, de nombreux établissements de soins palliatifs se sont prévalus de l’article 13 de la loi, permettant aux différents milieux de soins palliatifs de choisir de pratiquer ou non l’aide médicale à mourir.

Pour sa part, la Maison de soins palliatifs de Vaudreuil-Soulanges, située à Hudson, n’offrira pas ce service. « Après avoir consulté nos médecins et le personnel soignant, nous avons tous ensemble décidé d’appuyer cette orientation de ne pas offrir l’aide à mourir », fait savoir Richard Mainville, directeur général de la MSPVS.

« Une maison de soins palliatifs accompagne les personnes dans la mort jusqu’à la fin, mais ne les aide pas à mourir. Il y a une nuance importante à faire », ajoute le directeur général.

Cependant, Richard Mainville indique que si un patient désire se prévaloir de l’aide à mourir, il pourrait en faire la demande. L’administration se chargera de trouver l’aide nécessaire.

Des principes différents

Interrogé au sujet des réactions de son personnel soignant quant à la loi 52, Richard Mainville s’est montré prudent. « Les personnes qui œuvrent dans un milieu de soins de soins palliatifs le font pour aider les gens à vivre. C’est contre leurs principes d’aider les gens à mourir », précise-t-il, une vision qu’il partage avec l’ensemble de son équipe administrative, médicale et bénévole.

Le directeur général de la MSPVS indique que ce refus n’est pas une opposition en soi, mais qu’une maison de soins palliatifs n’est pas un milieu où l’on peut offrir un tel service. Selon le directeur de l’établissement, les soins palliatifs doivent continuer de faire partie d’un continuum de soins et non être associés à l’aide médicale à mourir.

Si l’aide médicale à mourir n’est pas offerte dans les établissements de soins palliatifs, elle devra l’être dans les hôpitaux, puisque les établissements de santé sont tenus par la loi d’offrir le service.

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