Semaine des EHDAA : des enfants comme les autres

L’une des classes spécialisées de l’école primaire du Papillon bleu. Photo Stéphane Fortier

L’école primaire du Papillon bleu se veut un référence en matière de EHDAA puisque sur 39 classes, pas moins de 16 sont consacrées à ces enfants qui eux aussi, ont soif d’apprendre toutes sortes de choses.

Le 7 mai, c’était le lancement de la semaine EHDAA (Élèves handicapés et élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage), à  l’école du Papillon-Bleu à Vaudreuil-Dorion.

Depuis sa création il y a 25 ans, la Commission scolaire des Trois Lacs a toujours accueilli, dans ses classes, des élèves handicapés et des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. L’enseignement dans les classes spécialisées s’effectuent généralement selon le programme régulier du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour lequel les exigences peuvent parfois être adaptées ou modifiées. Certaines classes proposent toutefois un programme particulier du ministère, qui mise davantage sur les compétences axées sur la participation sociale. C’est le cas notamment des classes d’accessibilité cognitive, qui s’adressent à des élèves qui ont une déficience intellectuelle moyenne. D’autres classes spécialisées peuvent accueillir certains élèves ayant des besoins particuliers tel qu’une déficience langagière, un retard global de développement, un trouble dans le spectre de l’autisme, des difficultés d’apprentissage ou des difficultés socioaffectives.

Au Papillon bleu, on retrouve des classes d’accessibilité cognitive, des classes d’enfants ayant une difficulté socio-affective, des classes d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage et aussi une classe de langage.  Ce matin-là, à l’école du Papillon bleu, la semaine a démarré avec le dévoilement d’une mosaïque d’affiches ayant été réalisée par des élèves montrant leur photo sur lesquelles ils se présentent et décrivent ce qu’ils sont, ce qu’ils aiment. Les parents présents étaient ensuite conviés à déjeuner avec leurs enfants et les enseignants.

Intégration

Il fut un temps où ce type d’élèves n’était pas mêlé à ceux des classes régulières, dans les écoles. « On essaie d’intégrer ces élèves avec les réguliers, pas de les cacher, fait remarquer Jenny Thibault, directrice adjointe au Papillon bleu. Que nos élèves du régulier cohabitent avec eux leur donnent de l’empathie et contribue à atténuer les préjugés », croit-elle. En ce qui a trait aux élèves vivant avec un problème socio-affectif, l’objectif est d’en venir à les intégrer dans les classes régulières.

En général, on retrouve entre 7 et 14 élèves par classe selon le type de clientèle. Dans certaines classes, en plus de l’enseignant, on retrouve des techniciens en éducation spécialisés. « C’est très demandant au quotidien, ils demandent beaucoup de soins, de temps et d’énergie, mais ça en vaut vraiment la peine », affirme Jenny Thibault. Comme la plupart des écoles, voire toutes les écoles, il manque cruellement de professionnels et de ressources en général. « La majorité des enseignants de ces classes sont, à la base, des orthopédagogues », révèle la directrice adjointe.

Mettre en lumière

La Commission scolaire souhaite allumer les projecteurs sur les interventions mises en place pour le bénéfice des élèves HDAA et souhaite rendre hommage aux acteurs du réseau de l’éducation qui œuvrent auprès de ces jeunes.

La Commission scolaire remercie sincèrement tout son personnel œuvrant auprès des élèves handicapés et des élèves en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage qu’ils fréquentent le secteur de l’adaptation scolaire ou qu’ils soient intégrés au secteur régulier. «  Ils font un travail remarquable auprès des élèves, en misant sur leurs forces et en les aidant à surmonter leurs difficultés. Nous tenons aussi à souligner l’excellente collaboration des parents, qui s’impliquent dans la vie scolaire de leur enfant et qui les soutiennent au quotidien.   Nos différences construisent l’avenir, voilà le slogan de notre Commission scolaire qui représente si bien notre réalité », de conclure Jessie Therrien, présidente du comité consultatif des services aux élèves handicapés et aux élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (CCSEHDAA).

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