Sainte-Marthe choisie pour des études en hydrologie

L’École de technologie supérieure (ETS) en collaboration avec la Municipalité de Sainte-Marthe a entrepris une étude à long terme touchant l’hydrologie.

Pour ce faire, différents équipements ont été installés autour du bassin versant de la rivière La Raquette. « Je suis allé prospecter dans la région et Aline Guillotte, la mairesse, était très ouverte à notre étude.  Nous nous intéressons à l’eau du bassin. Nous voulons suivre les paramètres qui auront de l’influence sur l’eau qui s’écoule dans le ruisseau, lequel est un affluent de La Raquette, et Sainte-Marthe nous apparaissait le meilleur endroit pour effectuer cette étude », indique Michel Baraer, professeur et chercheur au département du Génie de la construction à l’ETS.

Dans la région, l’UQAM fait déjà l’étude des eaux souterraines (nappes phréatiques) et comme il y a beaucoup des relations entre les eaux de surface et souterraines, l’initiative de l’ETS peut s’avérer complémentaire.

« Il y a deux objectifs pour lesquels nous effectuons ces études, D’abord, pour l’enseignement. Tous les ingénieurs civils se doivent de détenir une formation en hydrologie et c’est une formation qui ne se donne pas dans un laboratoire. Il faut aller dans la nature, aller dans un bassin versant qui nous servira de laboratoire virtuel », explique le professeur.

« Il nous fallait aussi étudier les impacts sur le niveau, le débit de l’eau dans le sud du Québec, voir si les changements climatiques ont une influence sur les ressources de l’eau. Ce qui nous manquait, c’est un laboratoire à petite échelle pour observer le processus », énonce le représentant de l’ETS.

Le site principal des installations de l’ETS à Sainte-Marthe. Photo Stéphane Fortier

En plusieurs points, sur le territoire de Sainte-Marthe, l’équipe de l’ETS a installé des instruments de mesures. « Nous avons installé une station principale et trois stations secondaires », révèle Michel Baraer.

« Ce qui nous intéresse, c’est d’être capable d’étudier les paramètres des climats et ce qui se passe dans la rivière lors dans la fonte des neiges oui, mais tout au long de l’année. Pour savoir également s’il y a des situations extrêmes occasionnelles ou si c’est dû aux changements climatiques, il faut faire cette étude sur 10 ans. Il faut observer les cycles, l’évolution du ruisseau, toute l’année. Ainsi, nous pourrons voir s’il y a des tendances », mentionne Michel Baraer.

Ce dernier croit que ces études peuvent être très utiles aux producteurs agricoles. « En fait tous peuvent en bénéficier », de conclure Michel Baraer.

Le 5 avril dernier, les chercheurs de l’ETS étaient justement à Sainte-Marthe pour entretenir la population sur les particularités des données météo découvertes jusqu’alors. « Nous voulions rencontrer la population et leur expliquer notre démarche, mais aussi des agriculteurs afin de connaître leurs besoins spécifiques », de dire le professeur-chercheur.

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