Sainte-Anne-de-Bellevue : Acquisition d’un terrain pour agrandir le parc-nature l’Anse-à-l’orme

Les mairesses de Montréal et de Sainte-Anne-de-Bellevue, Valérie Plante et Paola Hawa, ont annoncé le 24 mai l’acquisition d’un terrain vague d’une superficie de 140 214 m² par l’agglomération de Montréal, afin de le joindre au parc-nature de l’Anse-à-l’Orme.

L’agrandissement s’inscrit dans le cadre de la Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels de la Ville de Montréal.

Protéger les espaces verts

L’agrandissement du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme favorise le maintien d’une mosaïque de milieux naturels offrant des habitats diversifiés pour la faune.

Les friches assurent des fonctions écologiques de zone tampon autour des noyaux de biodiversité et des habitats complémentaires à la faune des milieux boisés voisins. Les limites naturelles du bassin de drainage alimentant les milieux humides et hydriques du secteur, dont la rivière à l’Orme, sont également conservées.

Cette acquisition s’inscrit aussi dans un souci de protéger les boisés et l’ancien territoire agricole de l’Ouest-de-l’Île, à Pierrefonds-Roxboro et Sainte-Anne-de-Bellevue, où près de 500 hectares de boisés et de paysages agricoles sont menacés par des projets de construction résidentiels de faible densité.

Réactions

« C’est avec enthousiasme et fierté que j’annonce aujourd’hui l’acquisition par la Ville de Montréal d’un terrain dans la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue qui permettra d’agrandir le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme, un site unique.  Les milieux naturels qui se trouvent en bordure de la rivière à l’Orme sont des terrains à valeur écologique élevée qui méritent de recevoir un statut de protection. Montréal pose aujourd’hui un geste fort pour la protection de l’environnement et pour la lutte contre les changements climatiques, en plus de franchir un pas important en vue de la création d’un grand parc dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal. L’acquisition de ce terrain permettra d’assurer la protection des nombreuses espèces floristiques et fauniques à statut précaire qui y ont été inventoriées, tout en permettant aux citoyens et citoyennes de profiter  de ce joyau naturel », a commenté Valérie Plante.

« Mon  implication politique est née, il y a 15 ans, de la volonté de protéger ce territoire de grande valeur écologique de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. C’est grâce à une vision commune et au travail acharné de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue que nous pouvons dire, aujourd’hui, que nous avons accompli notre mission. Cette vision commune devient réalité et le développement du parc-nature procurera à l’ensemble des citoyens et citoyennes de l’agglomération de Montréal et d’ailleurs, un accès privilégié au parc de l’Anse-à-l’Orme. Je suis heureuse de réitérer l’engagement de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue à ce projet de grande envergure auquel nous œuvrons depuis déjà plusieurs années et qui contribue à la protection d’un plus grand nombre de milieux naturels et à leur accessibilité. Je tiens à remercier notre partenaire, la Ville de Montréal, qui a accueilli avec enthousiasme notre demande et qui a contribué à cette réussite », a déclaré Paola Hawa.

La Ville de Montréal fait l’acquisition du terrain vague dans la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue au prix de 10 992 625 $, taxes incluses. Cette dépense sera assumée à 100 % par l’agglomération.

Groupes citoyens

Depuis de nombreuses années, des groupes citoyens tels que  Sauvons L’Anse-à-L’Orme et la Coalition Verte luttent pour la protection des milieux naturels dans ce secteur.

Par voie de communiqué, ces groupes ont exprimé leur satisfaction en lien avec l’annonce.

« Les milieux humides, boisés, et friches de ce secteur procurent un habitat de qualité, riche en biodiversité et aident à consolider la conservation du bassin versant de la dernière rivière de l’île de Montréal, la rivière à l’Orme. Les environnementalistes saluent la Mairesse Paola Hawa de Sainte-Anne-de-Bellevue pour sa défense de ces milieux naturels irremplaçables depuis le début de son premier mandat en 2013.

Sauvons L’Anse-à-L’Orme et ses bénévoles ont réussi en trois années à sensibiliser la population à la beauté de L’Anse-à-L’Orme ! Ce faisant, ils ont réussi à convaincre de plus en plus de Montréalais à la nécessité de conserver à perpétuité ce qu’il reste de notre patrimoine naturel.»

Photo à la Une : Wikimédia

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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