Relation tendue entre les cols bleus et la Municipalité des Cèdres

 

Les cols bleus de la Municipalité des Cèdres sont sans convention collective depuis décembre 2016. (Photothèque)

Les représentants syndicaux des employés municipaux de la Municipalité des Cèdres tiennent à dénoncer l’attitude des élus qui ont rejeté l’entente de principe relativement au projet de convention collective des employés de service, qui a été signée en juin dernier.

En entrevue avec VIVA média, le jeudi 4 octobre, Raynald Mercier, représentant syndical de l’Union des employés de service, Section 800,-Employés de voirie de la Municipalité des Cèdres, affiliée à la FTQ, insiste sur le fait que la convention collective est échouée depuis décembre 2016. « Tout allait pour le mieux dans les négociations jusqu’à l’élection municipale, indique M. Mercier. Nous avons été de bonne foi et nous avons apporté beaucoup de solutions sur les points soulevés par les représentants de la municipalité. »

Deux syndiqués qui accompagnent M. Mercier pendant la rencontre martèlent que les élus n’ont pas assisté aux séances de négociation. « Il n’y avait que le maire qui était présent, disent-ils. Les conseillers n’ont eu qu’une courte présentation de l’entente. Présentement, il y a une guerre entre la direction et le conseil municipal. »

Selon les hommes rencontrés, les nouvelles propositions faites par les membres du conseil municipal feraient reculer les cols bleus dans leurs conditions de travail. « Ils veulent abolir nos congés flottants, déplore un travailleur syndiqué. Il faut comprendre que nous n’avons pas de journées de maladie. Par conséquent, un travailleur qui est malade n’aura aucun congé. »

Raynald Mercier, représentant syndical. (Photo: Steve Sauvé)

 Son confrère renchérit : « L’hiver, lorsqu’il y a une tempête, c’est nous qui déneigeons les rues. On mange dans la déneigeuse. Maintenant, ça sera impossible, car le conseil municipal veut abolir les repas rémunérés pendant les quarts de travail l’hiver. Ça veut dire que les gars devront arrêter de travailler pendant 30 minutes pour manger sinon, ça sera du bénévolat. »

Devant le revirement de la situation, les deux parties ont décidé d’avoir recours à la médiation. « Présentement, le climat de travail est atroce, fait savoir un des syndiqués rencontrés par VIVA média. Nous recevons des avis disciplinaires pour des stupidités. Pendant une séance du conseil municipal, le maire a même demandé aux citoyens de nous surveiller et de rapporter nos moindres faux pas. »

À gauche, Jimmy Poulin, directeur général à Les Cèdres et Raymond Larouche, maire de la municipalité. (Photothèque)

La municipalité commente

Invité à réagir, Jimmy Poulin, directeur général de la Municipalité des Cèdres confirme que l’entente de principe signée a été rejetée. Cependant, il fait savoir que le dossier ne sera pas commenté par l’administration municipale sur la place publique.

« Ce que je peux dire c’est que l’entente de principe a été révisée, confirme Jimmy Poulin qui assure avoir assisté aux discussions. Il faut comprendre que pour être entérinée, l’entente devait obtenir l’aval du conseil municipal. »

M. Poulin explique que la municipalité va faire confiance à un médiateur pour obtenir une conclusion. « Il y a aussi certains éléments dans la loi qui pourraient être mis en branle, comme la nomination d’un arbitre. »

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