Port du casque: Sécurité et plaisir dans le sport

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Simon Poulin, Hans Gruenwald, Lyne Bessette, Bernard Mathieu et Lucie Charlebois.

Le soleil était radieux et le thermomètre avoisinait les 36 degrés Celsius, alors que le peloton du Défi Tête La Première profitait d’une pause pour le dîner à l’école L’Épervière de Rigaud.

Le maire de Rigaud, Hans Gruenwald, était très heureux que sa ville soit un arrêt du Défi. Il a tenu à rappeler aux automobilistes que la rue appartient à tout le monde et qu’il faut apprendre à la partager. La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, était également présente. Elle a remercié les cyclistes d’être des ambassadeurs des saines habitudes de vie, mais aussi de faire la preuve qu’on peut se protéger et avoir du plaisir dans le sport.

Une question de prévention

Le Défi, qui en est à sa deuxième année, est l’activité de financement principale de l’organisme Le Bouclier Prévention. Cette année, c’est 60 cyclistes qui parcouraient 500 km sur trois jours afin de sensibiliser la population au port du casque et aux conséquences des traumatismes crâniens.

« Le port du casque de vélo fait partie de notre mission, mais on fait du casque de motoneige, football, skate, etc. Je me suis dit quoi de mieux pour faire la promotion que de rassembler des cyclistes, des ambassadeurs et des porte-paroles de tous azimuts : sport, médecine, parents, intervenants, spécialistes et athlètes de haut niveau », explique l’organisateur et fondateur de l’organisme Simon Poulin, qui s’est lancé dans cette démarche à la suite de l’accident de planche à neige de son fils Jean-Philippe, rendu paraplégique.

Le sportif de haut niveau, qui a joué au football universitaire professionnel et qui était dans l’équipe olympique de Taekwondo, connaît bien les coups à la tête. Il rappelle qu’on n’est jamais à l’abri des impondérables qui se passent autour de nous, même si l’on a de l’expérience.

Lyne Bessette, porte-parole pour le Défi Tête La Première et participante, s’est adressée aux jeunes de l’école L’Épervière. « J’ai vécu des moments où les cyclistes professionnelles avaient l’air encore plus pro quand ils ne mettaient pas de casque. Je vois des découpures de journaux et je me vois sans casque et je me dis qu’est-ce que je faisais là. Maintenant, je ne suis pas capable de partir sans mon casque. En parler, ça me donne la chair de poule. Si l’on a un accident et qu’on a une commotion cérébrale, on affecte tous les gens autour de nous. »

Des casques pour tous

La tranche des 12 à 19 ans est la plus résistante au port du casque. C’est pourquoi Le Bouclier Prévention effectue une grande tournée des écoles afin de sensibiliser les jeunes à l’importance de se protéger, et ce, autant pour le vélo que pour d’autres sports dangereux. Cette année, Simon Poulin a pris la parole devant 3400 élèves de 29 écoles. Il reste encore stupéfait de constater, quand il passe en voiture devant, que très peu de jeunes portent un casque au skatepark à Vaudreuil-Dorion.

« Il faut se protéger la tête, le cerveau, car c’est ce qu’on a de plus précieux. À la maison, c’est important d’en parler aussi pour que le parent suive. On veut que notre enfant porte un casque, mais ça nous en prend un nous-mêmes », conclut Simon Poulin.

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