Le sanglier, une tendance de plus en plus grandissante

David Bergevin avec une partie de ses sangliers. Photo Stéphane Fortier

Même s’il demeure encore assez peu répandu au Québec, l’élevage du sanglier se veut une tendance de plus en plus forte et certains producteurs ont su saisir l’occasion de se lancer dans cette production nouvelle. 

C’est le cas de David Bergevin et sa conjointe Pascale, lesquels administrent la Ferme de Pointe-Fortune depuis 2013. Ces deux jeunes dynamiques ont débuté avec un cheptel de 12 sangliers. « Aujourd’hui, il en a 70 à la ferme, mais j’en ai déjà eu 160 », mentionne David d’entrée de jeu. Pourquoi des sangliers? « C’est une viande de plus en plus en demande au Québec. Les gens veulent découvrir de nouvelles choses, ils sont à l’affût de ce qui se passe de nouveau en matière de la gastronomie.

En savoir plus sur les sangliers

Avant, la majorité de la viande de sanglier venait de l’Ouest canadien, mais aujourd’hui, il y a de plus en plus d’éleveurs chez nous et ils offrent une viande de meilleure qualité », affirme-t-il.

Les sangliers, à la Ferme de Pointe-Fortune, sont élevés de façon naturelle.« Les sangliers demandent moins d’entretien, sont facile d’élevage, mais au niveau de l’environnement, le sanglier est un animal qui fait beaucoup de ravage, pour le sol, la végétation. Un seul sanglier peut détruire un acre par jour. Ils mangent beaucoup de végétation, des racines… », décrit David Bergevin.  Si dans un enclos, les sangliers sont des animaux assez doux, en liberté, ils peuvent être agressifs. « Lorsque l’on s’occupe de ces animaux sur une base quotidienne, ils sont dociles, plus qu’on serait porté à le penser », explique David Bergevin.

Les sangliers sont nourris aux grains mélangés,  mais comme le dit sa conjointe, Pascale, ils mangeraient n’importe quoi qu’on leur donnerait.

La viande de sangliers est souvent décrite comme étant un mélange de bœuf et de porc. Mais même si le sanglier a certaines affinités avec le porc, David Bergevin croit que la viande rappelle plutôt un gibier, comme le cerf. « On parle d’une viande rouge, maigre et goûteuse et riche en protéines. Cela se mange comme un steak, mais comme un steak saignant autrement, la viande devient coriace. »

Une ferme comme dans le temps

L’idée première de David Bergevin était d’avoir une ferme, oui, mais qui sort un peu du commun. Avec ses sangliers et ses vaches Highland (une dizaine), une espèce originaire d’Écosse, quelques volailles et des abeilles, on peut dire que la Ferme de Pointe-Fortune se démarque. Et en plus, on y cultive des petits fruits comme des camerises, fruits s’apparentant à la myrtille, et de plus en plus populaires ici, de même que des framboises jaunes et mauves.

Lorsque David et Pascale ouvriront un magasin, l’année prochaine, les visiteurs auront droit à une impressionnante gamme de produits.  D’ailleurs, jusqu’à cette année, David et Pascale étaient des ASC (Agriculteurs soutenus par la communauté). Le réseau ASC permet à des agriculteurs de vendre à l’avance leurs récoltes, directement à des citoyens voulant créer un lien avec le milieu agricole. Ainsi, le client se rapproche de celui ou celle qui cultive les légumes et les fruits ou qui élève des animaux. C’est ce qu’on appelle l’agriculture de proximité. Parce que oui, la Ferme de Pointe-Fortune produit aussi des légumes, dont de l’ail. « Nous ne sommes pas certifiés biologiques, mais nos produits sont 100 % naturels », s’empresse de préciser David en conclusion.

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  1. Pingback: Infos du matin – 2017/10/23 | Infos du matin

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