La face cachée d’Expo 67

Photo – François Savard /Le Cabinet / Productions de la ruelle/ EXPO-67.ca

Le documentaire Expo 67 Mission Impossible était présenté mardi soir à la Place des Arts au Théâtre Maisonneuve. L’initiateur du projet, un documentariste originaire de Pincourt, Éric Ruel, pense que l’histoire de l’Expo 67 n’a jamais été contée comme elle se devait.

« C’est comme si on avait ouvert une capsule informative 50 ans plus tard, raconte-t-il. On découvre tous les messages qui ont été laissés sur le chemin de l’histoire. » L’Expo 67, considérée comme l’une des plus grandes expositions universelles de l’histoire, semblait impossible à réaliser au départ, tout comme le documentaire d’Éric Ruel.

Le travail de recherche aurait dû prendre environ trois ans au documentariste, mais grâce à son équipe de six membres, seulement un an a été nécessaire pour décortiquer les archives. « Ça l’a été un énorme montage, une immense collaboration. On a eu une équipe comme on ne voit jamais en documentaire, un exploit d’équipe à l’image de l’Expo 67 », a-t-il tenu à mentionner en remerciant chacun des membres.

Ce sont plusieurs dizaines de milliers d’archives qui ont été fouillées, consultées. Les images du documentaire sont inédites, personne ne les avait vues auparavant. Une toute autre histoire prend vie à travers ces images. « On découvre l’histoire avec un petit “h” derrière l’Histoire avec un grand “H” », confie le documentariste.

Pour Éric Ruel, le jour J, soit la grande première de la capsule historique représentait l’audace et la mémoire. Expo 67 Mission Impossible représente un message du passé pour le présent et un message, qu’il espère, servira de leçon un autre demi-siècle plus tard.

Un message à passer

Même s’il n’était pas encore né lors de l’exposition universelle qui a changé le visage de Montréal, le documentariste âgé de 40 ans n’a pas hésité à se lancer dans les recherches. « Plonger dans ce projet-là, sans le savoir, c’est se plonger dans un infini de possibilité pour réaliser des rêves des plus fous, comme un vrai vivre ensemble », a-t-il fait savoir.

Selon lui, les documentaires, les contenus de qualité, doivent être mis de l’avant, car il y a un flambeau à passer aux futures générations. « Nous sommes à une étape où le documentaire devient essentiel à l’équilibre, car la société n’a plus foi en la politique, donc nous, documentaristes comme journalistes,  nous devons amener du contenu de qualité aux citoyens, des faits vérifiés et véridiques », a-t-il martelé.

Les héros de ce documentaire étaient de passage à Tout le monde en parle dimanche soir, soit Yves Jasmin et Philippe de Gaspé Beaubien, les « Maurice Richard de notre époque ». Pendant tout le montage d’Expo 67 Mission Impossible, les deux hommes ne se sont pas croisés, pour être sûrs que chacun d’eux se remémore leurs propres souvenirs.

Le 26 avril, le documentaire sera présenté au Cinéma du Parc à Montréal, au Victoria Hall à Westmount, au Tapis Rouge à Trois-Rivières et au Clap à Québec. Par la suite, il sera mis en ligne sur EXPO-67.ca. Expo 67 Mission Impossible se retrouvera également à l’émission Docu D sur la chaîne Canal D le 30 avril.

Tout comme l’Expo 67, le projet semblait impossible. Éric Ruel a dû s’entourer d’une équipe que peu de documentaires ont requis. Photo – Jean-François Leblanc et Productions de la ruelle

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