La dépression saisonnière, une réalité à prendre au sérieux

De 2 à 10 % des Canadiens souffrent de dépression saisonnière.
(Photothèque)

Lorsque s’installe l’automne, inévitablement, le temps d’ensoleillement est diminué. Cela affecte plusieurs personnes qui ont à s’habituer aux changements climatiques typiques de la période hivernale.

La dépression saisonnière est plus courante que l’on peut croire. Un sondage réalisé pour Statistiques Canada en 2015, indiquait que de 2 à 10 % des Canadiens en seraient affectés. Elle touche plus de femmes que d’hommes, et on l’observe davantage chez les jeunes adultes. Ses symptômes sont variés et comprennent notamment la fatigue, un besoin excessif de sommeil, l’augmentation de l’appétit, l’altération de la mémoire et de la concentration.

Il est parfois difficile de faire la différence entre la dépression saisonnière de la dépression majeure. Les symptômes sont pratiquement les mêmes. Mais, c’est le caractère saisonnier des symptômes, surtout, qui permet de les distinguer. Effectivement, il s’agit d’une affection cyclique au cours de laquelle se succèdent des périodes dépressives automnales/hivernales et une stabilisation des symptômes au printemps et en été.

Tous les gens peuvent ressentir à différents degrés les effets du manque de lumière qui résulte de la réduction des heures d’ensoleillement. Diminution de l’énergie, fatigue accrue, difficulté à se concentrer, variations de l’humeur et variations de l’appétit peuvent être des signes révélateurs. Toutefois, selon l’Ordre des pharmaciens, une personne peut très bien présenter de telles manifestations sans souffrir de dépression saisonnière franche. On parle alors de « déprime hivernale ». On estime que 18 % des Canadiens sont influencés par le manque de lumière typique en hiver.

Afin de réduire les effets du manque de lumière naturelle, certaines astuces font toute la différence.

Pratiquer une activité physique

La marche matinale devrait être un réflexe automatique. Profitez de la lumière du jour qui favorise la sécrétion de sérotonine en marchant durant 15 à 20 minutes. L’air frais permettra en plus de démarrer la journée du bon pied.

En plus de réveiller même les plus endormis, la marche est recommandée pour être en bonne santé. Bouger permet de désintoxiquer son corps, de diminuer son niveau de stress et de se sentir mieux dans sa peau. Une activité physique quotidienne de faible ou de moyenne intensité est conseillée ainsi que de 1 à 2 séances hebdomadaires d’activité physique d’intensité élevée.

Alimentation

En été, l’exposition au soleil peut procurer jusqu’à 90 % de l’apport quotidien recommandé en vitamine D. En hiver, le risque de carence est plus élevé. Il est donc conseillé de pallier le manque de soleil en ayant une alimentation riche en cette vitamine. En effet, un manque de vitamine D pourrait être responsable de symptômes dépressifs, d’après la revue International Archives of Medecine.

Luminothérapie

La luminothérapie donne de bons résultats sur la déprime hivernale. Il s’agit de s’exposer quotidiennement à la lumière blanche d’une lampe étudiée pour imiter celle du soleil. La luminothérapie favorise de manière artificielle, la sécrétion de sérotonine et peut ainsi rétablir les dérèglements de l’horloge biologique et les troubles de l’humeur.

Si vous croyez ressentir des symptômes de dépression saisonnière, consultez un médecin pour obtenir un diagnostic.

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