Elle obtient l’absolution conditionnelle, car elle souhaite travailler avec les enfants

Au terme de sa probation, Karyne Latour n’aura aucun antécédent judiciaire. (Photo archives)

La juge Marie-Chantal Doucet a accepté de prononcer une absolution conditionnelle envers une accusée afin que cette dernière n’ait pas de dossier judiciaire.

De passage au palais de justice de Valleyfield le mardi 3 juillet, Karyne Latour, 36 ans, a vu son avocat Me Marc Lavoie proposer à la juge que sa cliente puisse bénéficier d’une absolution conditionnelle afin qu’elle soit apte à entreprendre un travail en garderie.

Les faits reprochés à la dame qui souhaite entreprendre des études collégiales en service de garde sont relativement graves. Lors d’une vérification policière d’un véhicule, les agents ont découvert que Karyne Latour était en possession de deux grammes de cannabis et de 59 comprimés de méthamphétamine. Afin de justifier sa possession, l’accusée a indiqué à la juge qu’en achetant une grande quantité de comprimés, qu’elle obtenait un meilleur prix à l’unité.

«Avec un casier judiciaire, il sera difficile pour ma cliente de travailler dans le domaine des garderies, explique Me Marc Lavoie. C’est son projet de carrière. C’est encore embryonnaire, mais très réaliste.»

Me Kim Émond, procureure au Directeur des poursuites criminelles et pénales n’avait pas le même discours que son confrère.  «C’est une quantité importante de drogue dure, insiste la juriste auprès de la juge Doucet. C’est tout en l’honneur de l’accusée si elle a arrêté de consommer comme elle le fait savoir. Toutefois, je crois que le tribunal devrait prioriser la dissuasion. Devant les faits, il serait préférable que l’accusée soit condamnée à une sentence suspendue avec l’obligation d’effectuer 50 heures de travaux communautaires.»

Bien qu’elle était hésitante, la juge Marie-Chantal Doucet a accepté d’entériner la suggestion de la défense. Par conséquent, Karyne Latour a vu la juge imposer une absolution conditionnelle à une probation de 12 mois avec suivis et à l’exécution de 50 heures de travaux communautaires à être effectués dans un délai de neuf mois.

 

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