Deux présumés proxénètes restent détenus

Julien St-Denis, à gauche, et Tristan-Emmanuel Southière, à droite, font face à de graves accusations. (Photo: Facebook)

Les juges, Bertand St-Arnaud et Marie Chantal Doucet, ont tranché. Julien St-Denis, et Tristan-Emmanuel Southière demeurent détenus pour le reste des procédures judiciaires. Le duo fait face à de graves accusations en lien avec le proxénétisme.

La juge Doucet avait déjà fait connaitre sa décision dans la cause de Tristan-Emmanuel Southière. Devant la  gravité des accusations, la magistrate est venue à la conclusion que la détention de Tristan-Emmanuel Southière était nécessaire. Pour sa part, l’enquête sur remise en liberté de Julien St-Denis s’est déroulée sur deux jours, soit les 15 et 18 octobre. Toutefois, le résultat est le même. Le jeune homme de 18 ans reste en détention.

Julien St-Denis fait face à 19 chefs d’accusation. Un des plus importants, soit d’avoir amené une adolescente de 13 ans à offrir ou à rendre des services sexuels moyennant rétribution, prévoit une peine minimale de détention de cinq ans s’il est reconnu coupable.

Violence physique, drogues et menaces

Lors de l’enquête pour remise en liberté, le juge St-Arnaud a fait le récit des faits. Le magistrat a expliqué que selon la preuve, le 4 août 2018 à Salaberry-de-Valleyfield, Julien St-Denis et Tristan-Emmanuel Southière ont fortement insisté pour qu’une adolescente de 13 ans et une jeune femme de 19 ans fassent de la prostitution. « Selon les faits qui ont été présentés devant le tribunal, vous auriez donné de la drogue (MDMA) aux présumées victimes, relate le juge St-Arnaud envers Julien St-Denis. Par la suite, vous auriez pris des photos suggestives d’elles pour les publier sur un site internet d’escortes.

Julien St-Denis aurait également battu physiquement une de ses présumées victimes. « Un témoin explique que vous avez battu la dame de 19 ans, indique le magistrat. En plus, vous avez commis une multitude de méfaits sur sa voiture. Elle a fait une plainte à la police, mais vous l’auriez menacé de mort pour qu’elle retire sa plainte. Ce qu’elle a finalement fait. Dans la déclaration de la dame de 19 ans, elle a expliqué qu’elle a été dans l’obligation de se prostituer à raison de huit clients par jour. »

En guise de garantie de bonne conduite, Tristan-Emmanuel Southière a offert à la Cour de déposer 500 $. Devant le refus de la juge, un membre de la famille de Julien St-Denis a offert 10 000 $, s’il était remis en liberté en plus de lui fournir un emploi. L’homme qui est venu à la barre a assuré qu’il en ferait un homme. Cependant, le juge St-Arnaud ne s’est pas laissé impressionner pour le montant proposé et les garanties d’une bonne conduite.

« Quand je regarde l’ensemble des éléments et que je regarde, comme le dit la Cour Suprême, les quatre motifs que le législateur dit de considérer, je ne peux qu’ordonner la détention de l’accusé afin ne pas miner la confiance du public envers la justice compte tenu de toutes les circonstances.

L’avocate de Julien St-Denis, Me Valérie Lamadeleine, a semblé surprise par la décision du tribunal. D’ailleurs, elle a insisté pour que le juge prenne en considération la présomption d’innocence. « Tout portait à croire que Tristan-Emmanuel Southière était en grande partie la tête dirigeante dans le dossier », précise Me Lamadeleine.

Pour sa part, la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mylène Brown, a souligné au juge St-Arnaud que les probabilités d’une condamnation étaient élevées et que selon la preuve, Julien St-Denis est l’instigateur. Que son degré de participation aux faits reprochés était élevé. Qu’il était du devoir du tribunal de protéger la société ainso que la confiance du public envers le système judiciaire.

À la suite de la décision du juge, les juristes ont convenu que la cause revient devant la Cour le vendredi 7 décembre et que la présence de l’accusé ne serait pas requise. « Vous appellerez votre avocat le lendemain du centre de détention pour savoir ce qui en a été dit », conclut le juge St-Arnaud.

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