Deux chats dévorés par un pékan à L’Île-Perrot

La présence de pékan n’est pas quelque chose de nouveau dans la région. (Phototech)

Une citoyenne de L’Île-Perrot tient une mise en garde auprès des propriétaires d’animaux après que deux de ses chats ont été dévorés par un pékan.

Résidente de la rue Ranger, à L’Île-Perrot, Suzanne Girouard prétend qu’un pékan a attaqué ses chats. La dame de 55 ans explique que la bête sauvage a sévi à deux reprises chez elle. Désormais, elle lance un appel à la vigilance.

« Il ne faut pas croire que mes chats allaient partout, insiste Mme Girouard. Ils restaient sur mon terrain. Le pékan est parvenu à s’approcher et il a tué mes deux chats. »

Suzanne Girouard expose que la bête sauvage a frappé à deux occasions. « Le 18 août dernier, ma chatte de 11 ans a disparu. Je trouvais cela étrange puisqu’elle était dans ma cour. J’ai mis des affiches et j’ai contacté le service animalier. Malheureusement, elle n’a pas été retrouvée. » 

Mme Girouard indique qu’elle se souviendra longtemps de ce qu’elle a entendu le 10 septembre dernier. « Il y avait un bruit à l’extérieur. C’était près de ma clôture. C’était fort. Par la suite, j’ai appris que c’était un pékan. J’ai contacté un trappeur et il m’a confirmé qu’il devait sentir l’odeur de mes chats. »Malheureusement pour la dame, quelques jours après avoir entendu la bête, un autre de ses chats est sorti de la maison et il n’a jamais été revu. « J’ai appelé la municipalité, confirme la dame. J’ai eu comme réponse que je devais moi-même payer pour faire capturer le pékan. J’ai appelé le ministère de la Faune et là aussi la réponse m’a laissé sur mon appétit. Les agents ne voulaient pas m’aider. Ils m’ont dit d’attendre la période de la chasse. »

Suzanne Girouard atteste que cette histoire l’a ébranlée.  « Je ne vais même plus dans ma cour le soir, dit-elle. Sérieusement, ça me fait peur. Je me suis renseigné et un pékan est capable de s’attaquer à un chien de taille moyenne donc, il peut aussi s’en prendre à des enfants. Du moins, j’imagine. »

Invitée à commenter la situation, Caroline Bourque, directrice des opérations de l’Écomuseum, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, confirme la présence de pékan dans la région. Cependant, son recensement ne serait pas quelque chose de nouveau. « C’est un animal sauvage qui est membre de la faune de la région, explique Mme Bourque. Il ne faudrait pas croire que nous vivons un phénomène de surpopulation de pékan, car ce n’est pas le cas. »

Mme Bourque précise que le pékan est un excellent chasseur. « Il possède de longues griffes et de bonnes dents. C’est officiel qu’il peut attaquer un chat sans problème. Pour ce qui est des humains, instinctivement, le pékan va fuir. À moins d’être coincé. À ce moment-là, il pourrait attaquer. »

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