Dépassement de coûts : N-D-Î-P excédée

Dans un contexte où les finances municipales exigent un contrôle entier, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot veut éviter de payer des fameux « extras ».
Dans un contexte où les finances municipales exigent un contrôle entier, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot veut éviter de payer des fameux « extras ».

Finances municipales – Des coûts finaux sous-évalués, des rendus parfois décevants, des matériaux de piètre qualité : Notre-Dame-de-l’Île-Perrot veut mettre certains contracteurs au pas.

La Ville et la mairesse Danie Deschênes en ont surtout contre la loi qui oblige les municipalités, lorsqu’elles octroient un contrat, à se tourner vers le plus bas soumissionnaire conforme; l’entrepreneur qui répond à tous les critères de l’appel d’offres et qui propose le coût le plus bas.

« Cette formule a montré ses limites dans les dernières années avec le scandale de la collusion, mais rien n’a été fait pour l’améliorer. On doit vivre avec, fulmine l’élue. On doit accepter l’offre la plus basse même si souvent le montant final sera au-delà de celui qui a évalué les travaux au plus cher. De plus, les Villes n’ont pas le pouvoir d’arrêter les travaux comme un particulier pourrait le faire pendant des rénovations dans sa maison par exemple. Nous n’avons pas de pouvoir dans ces cas. »

Les dépassements de coûts ne sont pas les seules raisons qui incitent la municipalité à redéfinir sa façon de procéder à des appels d’offres. « Je ne veux pas cibler d’entrepreneurs en particulier pour ne pas faire de chasse aux sorcières, mais nous avons vécu des mauvaises expériences dans les dernières années. Il arrive que le produit final, lorsqu’il est livré, ne réponde pas à nos demandes », explique Danie Deschênes. Elle souligne toutefois que c’est dans le secteur des infrastructures que les dépassements de coûts sont les plus fréquents.

Des solutions

La Ville planche présentement sur des mesures pour éviter ce type de problème. Par exemple, elle entend revoir sa méthode de rédaction des appels d’offres.
Plus concrètement, le conseil municipal souhaite mettre en place un système d’évaluation de performance lorsque le contrat prend fin. Ainsi, si la conduction ou la livraison d’un projet ne répondent pas aux attentes de la municipalité, l’entreprise responsable serait pénalisée dans une soumission subséquente.

« Les critères des appels d’offres pourraient faire état du dossier des entreprises dans ses projets avec la Ville. Je ne veux pas lancer la pierre aux entrepreneurs. Il y en a des bons et des honnêtes et la Ville veut faire affaire avec ces derniers », conclut la mairesse.

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