CISSSMO : 4,7 M$ de compressions

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette était de passage èa Vaudreuil-Dorion récemment pour l’annonce du site du futur hôpital de la région. Photo Christopher C. Jacques
Le ministre de la Santé Gaétan Barrette était de passage èa Vaudreuil-Dorion récemment pour l’annonce du site du futur hôpital de la région. Photo Christopher C. Jacques

Santé – Le Centre intégré de la santé et des services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO)  doit retrancher 4,7 M$ à leur budget annuel. Selon ses représentants, ces mesures ne  toucheront pas les services aux bénéficiaires. Tous n’en sont pas si sûrs.

Cette demande de compression émanant du ministère de la Santé s’inscrit dans une restructuration budgétaire  pan-québécoise afin d’économiser 242 M$ pour l’année financière 2016-2017. Pour le CISSSMO uniquement, cette « optimisation » budgétaire fait suite à des compressions de près de 8 M$ l’an dernier.

Selon Sara-Ève Tremblay, agente en communications pour le CISSSMO, les services aux bénéficiaires ne seront pas touchés par la restructuration. « Les établissements doivent fournir au ministère leur plan pour arriver aux cibles fixées. Nous explorons la possibilité d’élargir nos approvisionnements en commun avec plus d’établissements afin de faire des économies d’échelle. Nous avons aussi un volet pour améliorer l’efficience et la pertinence des soins », explique la représentante.

Elle rappelle, par ailleurs, que le CISSSMO a reçu, dans les derniers mois, un chèque de 6,2 M$ du ministère de la Santé. Cette somme s’ajoute aux mesures concernant les mesures de soutien à l’équité pour le programme santé physique, qui permettra notamment de favoriser la rétention des clientèles du territoire, mais également de rehausser les budgets de différents secteurs d’activités nettement insuffisants pour répondre aux pressions dues à la croissance des clientèles.

Désaccord

Isabelle Poirier est coordonnatrice du Centre de femmes La Moisson. Elle ne croit pas qu’il soit possible de couper dans les budgets sans en voir les impacts. Ce n’est du moins pas ce que son expérience sur le terrain lui permet de voir.

En effet, les demandes de soutien de  femmes dans le besoin ne cessent de croître pour l’organisme communautaire. « Toutes nos statistiques depuis deux ans montrent une hausse des demandes que nous  recevons et il s’agit d’une répercussion directe des coupures dans le secteur de la santé. Les gens sont refoulés au CLSC et ils viennent nous voir. En plus de tout ça, avec  les réformes, le filet social que nous  avions établi avec le secteur public et les  organismes communautaires se disloque », explique Isabelle Poirier.

Ce refoulement des personnes dans le besoin a creusé un trou de 10 000 $ dans le budget annuel du Centre de femmes La Moisson qui peine à diversifier ses sources de revenus.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PUBLICITÉ